Quelle leçon tirer d'une telle claque ? Surclassés à Chelsea (4-0), mardi soir, les Girondins peuvent, bien sûr, trouver dans l'exceptionnelle qualité technique et collective des Blues une raison de leur déroute. Mais ils ne doivent pas s'en contenter. C'est en tout cas l'avis de Laurent Blanc, déçu par l'attitude de ses hommes dans ce premier acte de leur campagne européenne. « Ce qui est regrettable, ce n'est pas le score, car nous sommes tombés sur une équipe supérieure, confirme le coach bordelais. Mais nous les avons regardés jouer. On se bagarre toute l'année pour jouer la Ligue des champions et, quand on y est, on devient timide. »
Dépassés, les Marine et Blanc n'ont effectivement pas donné l'impression de se révolter, alors que les Londoniens, même après avoir ouvert le score, ont continué à se battre sur chaque ballon. Comme l'ont souligné à l'unisson Marc Planus et Souleymane Diawara à l'issue de la rencontre, ils ont manqué « d'agressivité », un élément essentiel à ce niveau, dont ils devront user pour se distinguer dans un groupe si compliqué. La victoire des Roumains de Cluj sur le terrain de l'AS Rome (1-2) laisse, en effet, augurer d'une inattendue bataille à trois pour la deuxième place. Lors de la venue des Italiens, le 1er octobre, à Chaban-Delmas, la victoire vaudra déjà très chère.