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Darcos dément vouloir supprimer la maternelle mais persiste et signe sur les enseignants

Séance de lecture dans une école maternelle le 23 janvier 2007à Paris
Séance de lecture dans une école maternelle le 23 janvier 2007à Paris/Dominique Faget AFP/Archives

EDUCATION - Le ministre se demande s'il faut des professeurs recrutés à bac +5 pour s'occuper des enfants de 2 et 3 ans...

Si Xavier Darcos a catégoriquement démenti ce mercredi tout projet de suppression de l'école maternelle, il s'est de nouveau interrogé sur la nature du travail des enseignants auprès des élèves de 2 à 3 ans: «La seule question que nous nous posons, et que d'autres se posent (...) c'est “est-ce qu'il faut généraliser la scolarisation des enfants de 2 à 3 ans et est-ce qu'il nous faut des professeurs recrutés à bac +5 pour s'occuper des enfants de 2 et 3 ans?”», a-t-il déclaré à l'issue du Conseil des ministres.

Xavier Darcos réagissait à la diffusion sur Internet d'une vidéo datée du 3 juillet, dans laquelle il s'interrogeait à peu près dans les mêmes termes: «Est-ce qu'il est vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits délégués par l’Etat, que nous fassions passer des concours bac +5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches? Je me pose la question», avait-il alors déclaré devant la Commission des Finances du Sénat.

«C'est une question qui mérite qu'on pose le problème»

Ces propos ont immédiatement  déclenché une polémique, poussant le principal syndicat des professeurs des écoles (Snuipp-FSU) et l'ancien ministre Jack Lang à lui demander des excuses. «C'est une polémique qui n'a pas lieu d'être. J'ai dit très clairement (...) qu'il est hors de question de toucher d'aucune manière à l'école maternelle en France, et en particulier que nous continuons à scolariser, on est les seuls d'ailleurs au monde, 100% des élèves à 3 ans», a répondu le ministre.

«C'est une question qui est débattue, qui est discutée et qui mérite qu'on pose le problème. Point. Selon lui, il n'y a pas "le moindre projet de porter atteinte à l'école maternelle en France telle qu'elle est», a-t-il insisté.

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C.F. (avec agence)
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