VOILE - Il part pour son 8e Tour du monde et son 3e Vendée Globe. Avec appréhension…
Avec ses lunettes et sa raie sur le côté, Dominique Wavre ressemble plus à un médecin qu’à un skipper du grand large. Pourtant, avec 4 Whitbread (course au large autour du monde en «équipage) et deux Vendée Globe, il est l’un des marins qui connaît le mieux le Grand Sud et ses houles immenses. Malgré son expérience, il stresse…
Vous vous dites plus stressé à l’approche de votre troisième Vendée Globe qu’il y a quatre ans…
Oui car pour une fois mon bateau fait partie du top du plateau. Du coup la pression sportive est beaucoup plus grande qu’en 2004, où mon bateau n’était pas forcément au niveau. Ca ajoute un objectif supplémentaire. On n’a pas envie de décevoir toute l’équipe.
Au bout de sept tours du Monde, les mers du Sud ne doivent plus faire autant peur.
Détrompez-vous. On appréhende toujours énormément ces voyages, les dépressions et les ciels gris et bas de ces latitudes. J’espère surtout que tous les skippers et tous les bateaux vont arriver sain et sauf au bout. La grande question cette année va être la fiabilité des bateaux et le rapport entre leur poids et leur puissance. Pour ma part je suis très content de mon bateau.
Comment se comporte-t-il?
Il est relativement puissant et sain. Bon il a son caractère et il faut parfois se réveiller assez vite pour le calmer.
Que pensez-vous du fait qu’il y ait huit portes de glace autour de l’Antarctique (par mesure de sécurité, les organisateurs ont placé deux portes de plus autour de l’Antarctique pour que les skippers ne soient pas tentés de naviguer trop Sud, entre les glaces dérivantes)?
Ce problème a été l’objet de beaucoup de discussions entre les skippers et l’organisation de la course. En tant que skipper, nous voulions que ces portes soient positionnées plus au Sud et que l’on se réserve la possibilité de les remonter au Nord en cas de dangers et d’images satellites inquiétantes pendant la course. Ce n’est pas le cas et je le regrette.