CAPITALE EUROPEENNE DE LA CULTURE - La Ville rose ne reste pour l'instant que la capitale européenne de l'aéronautique et souhaite «bon vent à Marseille»....
La Ville rose ne reste pour l'instant que la capitale européenne de l'aéronautique et souhaite «bon vent à Marseille». tout à l'heure, quand la nouvelle est tombée sous les ors du Capitole, les quelques bénévoles de l'association Toulouse 2013 présents ont fondu en larmes. Jade et Evely, deux étudiantes qui depuis trois semaines tractent et pétitionnent à tours de bras, avaient du mal à cacher leur émotion. «Je suis triste. Mais je suis persuadée que ce beau projet fédérateur va se poursuivre», se consolait Myriam, engagée dans l'aventure depuis trois ans.
Le maire socialiste, Pierre Cohen, confirme : «Nous ferons quand même de Toulouse une capitale européenne de la culture! Paradoxalement, notre avantage tient à notre retard. Nous avons un livre blanc à ouvrir, des pages vierges à écrire», assure-t-il. La réaction des autres collectivités locales est à l'unisson.
De fait, il n'y aura pas d'effet label. Mais l'édile a toujours dit que la plupart des investissements culturels prévus à Toulouse dans le cadre de la candidature se feraient quand même, «même si le calendrier est différent».
«Il est évident que certains projets, comme la Cité de la Musique, ne verront pas le jour. Mais d'autres, comme la Cité de la Danse, seront maintenus. Nous n'aurons pas le même élan mais nous avons garanti des projets, la dynamique se poursuivra», indique pour sa part Vanessa Vierling, la directrice déléguée de la candidature. Une fois la compétition terminée, la politique n'a en tout cas pas tardé à reprendre ses droits. Jean-Luc Moudenc, l'ex-maire centriste, regrette que Pierre Cohen ait géré la dernière ligne droite «à sa façon, sans impliquer le conseil municipal et en écartant ceux qui avaient initié le projet».
Hier soir, au retour de la délégation, un cocktail était prévu au Capitole.
Pour dire «Merci et à bientôt!» A l'instar des affiches prémonitoires qui fleurissent déjà depuis quelques jours à Toulouse.
Verbatim
«Je savais que Marseille était une candidature sérieuse. Ce sera une belle capitale européenne de la culture. Marseille est la ville qui s’était déclarée la première, elle était favorite. Nous, nous sommes partis plus tardivement, et nous avons du mettre les bouchées doubles pour rattraper le temps perdu. Mais la dynamique à Toulouse à été tout à fait unique. Nous avions un très beau projet, et nous avons montré la ferveur de tous.
On s’est donné tous les moyens pour réussir, je n’ai pas de regret. Maintenant, sur quoi repose une telle décision ? Je ne sais pas. Est-ce une décision politique, est-ce le projet culturel qui a fait la différence ? Je pense que le politique a pu compter, quand même.
Il est évident que certains projets, comme la Cité de la Musique, ne verront pas le jour. Mais d’autres, comme la Cité de la Danse, seront maintenus. Nous allons très vite nous réunir pour établir un état des lieux concret. Nous n’aurons pas le même élan, mais nous avons garanti des projets, la dynamique se poursuivra. Ce serait dommage de ne pas capitaliser.»
Vanessa Vierling Chicorp Directrice déléguée de Toulouse 2013
H.M., à Toulouse