«Troopergate»: Sarah Palin refuse de se soumettre à l'enquête

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Publié le 16 septembre 2008.

ETATS-UNIS - Selon le «Washington Post», les partisans de McCain estiment que l'enquête a été détournée par les démocrates.

Sarah Palin ne coopérera pas à l’enquête qui la vise pour abus de pouvoir, a fait savoir son porte-parole Ed O'Callaghan, ce lundi. La candidate républicaine à la vice-présidence américaine et gouverneure de l'Alaska fait l’objet d’une enquête menée par le parlement de son Etat à majorité démocrate, dans l'affaire dite du «Troopergate», qui prend de l’ampleur aux Etats-Unis.

Selon «Washington Post», les partisans de McCain estiment que l’affaire a été détournée par les démocrates. Ces derniers rétorquent que leurs opposants essaient de la retarder.

«Je pense qu'il est juste de dire que la gouverneure ne va pas coopérer à cette enquête, tant qu'elle sera biaisée et dirigée par des individus partisans qui sont déjà parvenus à leurs conclusions», a déclaré Ed O'Callaghan à des journalistes à Anchorage, la grande ville de l'Alaska.

Elle rejette les accusations d’abus de pouvoir

La candidate est soupçonnée d'avoir licencié abusivement le 11 juillet Walt Monegan, le chef de la sécurité publique de l'Alaska. Le motif ? Il aurait refusé de limoger un agent de police, un «trooper». Ce dernier était en réalité l'ex-beau frère de la gouverneure, engagé dans un divorce difficile avec la soeur de celle-ci.

La campagne de Mc Cain a fait savoir, selon le «Washington Post», que le licenciement de Monegan peut être prouvé en raison d’un refus de se plier à des questions budgétaires.

Quant à Sarah Palin, elle a rejeté les accusations d'abus de pouvoir. Si elle n'a pas encore été appelée à témoigner par l'enquêteur spécial engagé par les parlementaires, Steve Branchflower, ce dernier a indiqué qu'il aimerait lui parler. Mais elle lui a fait savoir par l’intermédiaire de son porte-parole qu’elle n'avait pas réservé de place dans son agenda pour le rencontrer.

Pourtant, elle avait affirmé lors de l'ouverture de l'enquête fin juillet, qu'elle y coopérerait pleinement. Seulement, elle n'était pas encore membre du «ticket» présidentiel républicain… Entre temps, sept hauts responsables de l'administration de l'Alaska et membres du cabinet de Sarah Palin ont annulé ou refusé des entretiens avec les enquêteurs.

Confier l’enquête à la direction du personnel de son Etat

Selon Ed O'Callaghan, Sarah Palin souhaite que l'enquête soit menée par la direction du personnel de son Etat, et non aux parlementaires. L’instance administrative est composée de trois membres. Un recours en ce sens a été déposé lundi.

En attendant, le mari de la gouverneure, Todd Palin, et 12 autres proches ont été cités à comparaître vendredi dernier.

Accusée de placer ses proches


La presse américaine s’accorde par ailleurs, à dire que Sarah Palin aurait tendance à engager des sympathisans à sa cause et écarter ou licencier des opposants. Ainsi, selon le «New York Times», lorsqu'elle a été élue à la mairie de Wasilla, elle a licencié une bonne partie de l'équipe précédente, s'entourant d'amis et de collaborateurs loyaux à ses yeux.
V.Z
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