Une casquette de chef de chantier. L'entraîneur Elie Baup s'attaque à un champ de ruines. Lanterne rouge de L1, avec un seul petit point au compteur, le FC Nantes semble être dans une impasse. Même si la partition fut, par séquence, cohérente collectivement au Parc des princes (1-0), dimanche soir, on ne voit pas bien comment cette formation va pouvoir se sortir de l'ornière. Les dirigeants nantais n'ont pour l'heure pas décrété officiellement l'état d'urgence, mais leurs visages fermés, hier, traduisaient une grosse inquiétude... Première décision de la semaine : mesures de rétorsion à l'encontre de la presse. « C'est à la demande des joueurs », bredouille Pascal Praud, le directeur général délégué. En attendant, cela se saurait si les journalistes faisaient gagner des matchs... Car, sur le terrain, les carences sont légion.
Ce FC Nantes est un condensé de tous les maux possibles et imaginables d'une équipe de football. Fébrile en défense, falote au milieu et insipide en attaque. Alors que Christian Larièpe prédisait des couloirs supersoniques cet été, les Canaris sont dénués d'ailes... A sa décharge, Djamel Abdoun - blessé au genou - manque cruellement. Elie Baup a tout compris. « On doit oser, se lâcher, s'extérioriser beaucoup plus. Il faut être plus révoltés que ça. Il faut que le joueur ait plus d'orgueil que ça. C'est dans la difficulté qu'on voit les hommes. » Avant de se fixer un challenge : « Surtout qu'ils n'acceptent pas cette situation. » Après cinq journées, l'inverse serait très fâcheux.