Valentine Lopez et Géraldine Woessner
Auteurs des Chambres du pouvoir.
Votre livre est un moyen d'expliquer ce que vous n'avez pu dire avant ?
Valentine Lopez : Il y a eu un changement avec l'exposition de l'intime comme argument de campagne, que ce soient Sarkozy, Royal mais aussi Bayrou. Nous nous sommes posé beaucoup de questions sur ce qu'on devait dire ou pas.
Cette exploitation de l'intimeest la faute des médiasou des politiques ?
V. L. : Des deux. Nicolas Sarkozy s'ouvre sans pudeur. Quand il ne va pas bien, c'est vers les journalistes qu'il se tourne. Ségolène Royal le fait avec beaucoup plus de cynisme. Quand elle va à l'émission de Drucker pour parler de sa séparation.
Vous révélez que Laurence Ferraria pris des vacances avec des proches de Sarkozy. Une amitié gênante ?
Géraldine Woessner : Cela remonte à quelques années. C'est à son public qu'il faut poser la question.
Le mariage de Jean Sarkozy,traité comme un événement people, indique un point de non-retour ?
G. W. : On ne reviendra pas en arrière. Il n'y a qu'à voir le casting du gouvernement, leur première qualité, c'est d'être beau. Avec Jean Sarkozy, on franchit le dernier cap, on remplace les politiques par des communicants. On dit qu'il est brillant parce que c'est un bateleur. On est dans le règne de l'image où le beau serait le reflet de la vertu.
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