Alors que la gauche et les associations réclament le retrait pur et simple du nouveau fichier de police Edvige, le ministère de l'Intérieur, qui a entamé une phase de concertation la semaine dernière, se dirige vers une modification par décret. « Edvige aura bientôt vécu, place à Edvige II », affirmaient hier des sources proches de l'UMP. Ainsi, les « orientations sexuelles », les données « relatives à la santé », voire le « fichage des personnalités » pourraient passer à la trappe. Ou, à tout le moins, être atténuées dans la formulation. Par exemple, « un président d'une association de défense des homosexuels » ne serait plus fiché comme tel, mais comme ayant une « activité militante publique ». Le fichage des mineurs de plus de 13 ans susceptibles de troubler la sécurité ou l'ordre public devrait être maintenu, mais limité dans le temps, comme l'a proposé Michèle Alliot-Marie, avec « un droit à l'oubli ».
En parallèle au nouveau décret, le recours à la loi pour fixer plus solennellement « les garanties données aux libertés individuelles et publiques » touchant au fonctionnement « de tous les fichiers », n'est pas exclu par le ministère de l'Intérieur.
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