Après la disparition du redoublement, Xavier Darcos prône désormais l'« abandon » de l'exclusion. Le ministre de l'Education a dessiné hier sur France Info les contours du « code de la paix scolaire », qu'il souhaite voir mis en place dans tous les collèges et lycées en cas de dégradations ou de problèmes de comportement. Outre le principe du « qui casse rembourse » - tout à fait nouveau puisqu'il implique que les parents soient civilement responsables des dégâts causés par leurs enfants -, le ministre ne veut plus de jeunes exclus, pour trois jours ou à vie, à l'issue d'un conseil de discipline.
« La circulaire de 2000 disait que l'exclusion ne doit pas être systématique. Mais y renoncer pour de bon, c'est nouveau », explique Françoise Lorcerie, spécialiste en politique éducative. Le ministère ne recense pas le nombre d'exclus. L'académie d'Aix-Marseille, si : 1 188 jeunes - soit 0,5 % des effectifs - ont été exclus définitivement l'an dernier, notamment pour injures et violences.
L'idée est de « ramener l'élève aux règles de la vie en collectivité », en lui imposant des « travaux d'intérêt collectif ». Dans les faits, de nombreux établissements proposent déjà à leurs ouailles rebelles de détaguer un mur souillé, nettoyer des salles de classe, etc. Comme au collège Daumier à Marseille, où des « mesures de réparation sont appliquées, avec l'aval des parents, avec succès », selon la proviseur. Pour autant, Françoise Lorcerie estime que « l'exclusion peut aussi donner à l'élève une deuxième chance de réorienter sa conduite dans un nouvel établissement ».
Sur www.20minutes.fr
Vous avez interviewé Xavier Darcos