TOULOUSE - «4,9 milliards d'euros de retombées économiques sur quatre ans, six milliards sur dix ans». C'est la manne attendue si ce soir le jury désigne Toulouse Capitale européenne de la culture 2013.
«4,9 milliards d'euros de retombées économiques sur quatre ans, six milliards sur dix ans». C'est la manne attendue si ce soir le jury désigne Toulouse Capitale européenne de la culture 2013. La Ville rose compte notamment bénéficier «d'une augmentation pérenne de 25 % du tourisme annuel», une fois passée la déferlante des 9 millions de visiteurs espérés l'année de l'événement .
Ces chiffres ne sont pas jetés au hasard. «Nous les avons notamment extrapolés grâce à une thèse de doctorat lilloise qui fait autorité et s'appuie sur des chiffres tangibles», explique Julien Bernard en charge du marketing et des partenariats économiques dans l'association Toulouse 2013.
C'est clair, l'enjeu n'est pas exclusivement culturel. Et les milieux industriels, Airbus en tête, ne s'y trompent qui ont largement mordu à l'hameçon. «La désignation de Toulouse constituera un formidable catalyseur de développement économique», estime Claude Terrazzoni, le président de la Chambre de commerce et d'industrie.Le club des partenaires, présenté comme «un pilier du dossier», réunit à ce jour 1200 entreprises régionales et a déjà contribué à hauteur de 1,3 million d'euros.
Si le dossier de candidature table officiellement sur un budget de 90 millions d'euros,e la Cité de la danse, la somme totale des investissements prévus en cinq ans - le nouvel auditorium ou la Cité de la danse par exemple
- s'élèverait à 450 millions d'euros. Des chiffres faramineux sur le papier. Il reste à transformer l'essai.
H.M., à Toulouse