REVUE DE PRESSE - Les journaux français saluent la visite du Pape en France...
Malgré certaines réserves, la presse française se montre plutôt élogieuse sur le succès rencontré en France par le pape
Benoît XVI, qui achève sa visite apostolique lundi.
>> A voir: notre diaporama sur la visite de Benoît XVI en France.
«Révélation»
Le «
Figaro» donne le ton: «On sourit en relisant les commentaires alarmistes qui accueillirent Benoît XVI la semaine dernière: a-t-il le bon profil ? Est-ce lui que notre société attend? L'ovation que lui ont réservée les jeunes de Notre-Dame et les foules bigarrées des Invalides ou de Lourdes tiennent lieu de réponse aux oiseaux de mauvais augure», écrit Etienne de Montety, pour qui Benoît XVI est une «révélation».
Et d’ajouter: «La leçon d'audace délivrée par Benoît XVI ne s'adresse pas qu'aux clercs, ce serait trop simple, mais à tous les hommes de bonne volonté, encouragés à relayer dans les milieux politique, économique, scientifique, culturel, le discours de l'Église sur l'homme.»
Dans «
La Croix», Michel Kubler s'interroge: «Benoît XVI a-t-il caressé l'Église de France dans le sens du poil, pour l'exhorter, ou bien à rebrousse-poil, pour la corriger?». «On se consolera peut-être en se disant que dans l'un ou l'autre cas, et à la différence du ton beaucoup plus rugueux qu'il a pu employer en d'autres pays, c'est toujours une caresse qu'il est venu prodiguer», estime l'éditorialiste.
«Sens politique»
«Après le pontificat flamboyant de Jean Paul II, Benoît XVI était présenté comme un "pape de transition" qui n'aurait guère de poids dans l'histoire du catholicisme. Il est en train de prouver que ceux qui le prenaient pour quantité négligeable se sont lourdement trompés», affirme pour sa part Patrick Fluckiger («
L'Alsace»).
«Mais ce qu'il faut surtout retenir de la visite de Benoît XVI en France», explique Dominique Garraud dans la «
Charente Libre», «c'est à la fois l'intelligence et le sens politique hors pair de ce Pape, réputé introverti, à des lieues des caricatures dont il est la cible».
Même ton adopté par Jean Levallois dans les colonnes de la «
Presse de la Manche», expliquant qu'«au fil des jours, le pape s'est fait pasteur et pèlerin dans un climat de sérénité et de modestie qui ne laisse place qu'à l'essentiel».
Sa. C. avec agence