Quel est le point commun entre Tom Enders, le patron allemand d'Airbus, et l'ex-Zebda Magyd Cherfi, rimeur anticapitaliste assumé ? Demain, après avoir accordé leur violon avec le chef d'orchestre russe Tugan Sokhiev, ils monteront au front ensemble à Paris pour le grand oral. C'est l'ultime épreuve devant le jury, qui désignera dans la foulée la ville française lauréate du label de capitale européenne de la culture 2013.
« L'équipe unie », chargée d'arracher la victoire en une heure trente - dont 60 minutes d'un feu nourri de questions-réponses - répond donc à un savant dosage culturel et politique. La délégation sera présidée par Pierre Cohen, le maire de Toulouse. Il sera épaulé par sa première adjointe à la Culture, Nicole Belloubet. Au chapitre politique toujours, Martin Malvy (PS), le président du conseil régional, et Martine Martinel (PS), députée, seront chargés de « symboliser l'union de toutes les collectivités au coeur de ce projet ».
C'est Olivier Poivre-d'Arvor, le commissaire général de la candidature depuis son origine, qui présentera le dossier. Avec Tom Enders qui s'exprimera sur l'engouement du monde économique, difficile de faire plus « fédérateur ». Même l'opposition municipale participe de loin à ce bel unisson. Elle a d'ailleurs souhaité hier « bonne chance à la candidature ». Normalement, la délégation doit se réunir ce soir pour une répétition générale.