Au moins six personnes ont été placées en garde à vue depuis mardi matin, après une perquisition au centre de détention de Muret. Parmi elles figureraient des détenus, des contremaîtres liés aux concessionnaires privés, qui emploient les prisonniers dans les ateliers, et un surveillant. « Nous sommes dans le cadre d'une information judiciaire de longue haleine, au sujet de ce que j'appellerai globalement des détournements », indique Michel Valet, le procureur de la République de Toulouse. Il refuse pour l'instant d'en dire davantage sur « une enquête qui se poursuit ».
De source syndicale, l'enquête viserait un trafic d'argent, de téléphones portables et de stupéfiants à l'intérieur même de la prison. « Je ne suis pas surpris, admet un représentant syndical du personnel pénitentiaire. Nous trouvons déjà toutes les semaines de grosses sommes d'argent, de la drogue, des DVD et même, dernièrement, une clé de console Wii permettant d'avoir accès à Internet, ce qui laisse imaginer toutes sortes de trafics... » L'un des détenus impliqués serait issu du grand banditisme.