Une quarantaine de microfusées ont décollé hier de la Cité de l'espace, à deux pas d'une Ariane 5 grandeur nature. Réalisées à partir de bouteilles de soda, elles pouvaient en théorie atteindre 60 m d'altitude et voler à plus de 100 km/h.
Malgré les efforts des élèves de première année de l'école d'ingénieurs Insa, qui ont conçu les engins, les trajectoires étaient plutôt horizontales. « Ce n'est pas facile, mais c'est sympa à faire. On doit propulser de l'air dans la bouteille qui sert de corps à la fusée pour qu'elle décolle », explique l'un des trois cents étudiants. « L'exercice est noté, mais on l'oublie. On a un peu l'impression d'être en colo », note Benjamin, sous les applaudissements de son équipe saluant la performance de leur fusée artisanale.
« Les élèves ingénieurs doivent assurer la stabilité et la trajectoire des fusées. Cela fait appel à des concepts physiques qu'ils approfondiront plus tard », précise Christophe Romano, responsable pédagogique à l'Insa Toulouse. Après la pratique, la théorie : les élèves ont dû remplir un QCM. Les équipes les plus performantes devraient animer des ateliers pour les enfants à la Cité pendant les vacances de la Toussaint.