Le maire n'est pas un homme pressé. La rupture oui, mais sans précipitation et dans la « concertation ». « Je n'ai pas besoin de construire une tour de cinquante étages ou un téléphérique pour marquer le changement », a-t-il expliqué hier, faisant allusion à Philippe Douste-Blazy. Les grands chantiers de son début de mandat ne seront dévoilés qu'en décembre, lors du vote du premier budget complet de la nouvelle municipalité. Le socialiste a cependant donné des pistes : comme promis, la mairie va se lancer dans une vaste rénovation des écoles et réinventer la démocratie locale en « mettant fin à l'illusion des maires de quartiers ». Un « véritable projet urbain » sera aussi mis sur les rails après « un débat avec les habitants ».
Pierre Cohen confirme la priorité faite aux transports en commun par une rallonge de 30 millions d'euros pour Tisséo en 2009. Au sujet des arbitrages financiers à réaliser en la matière, il précise que les projets antérieurs - le prolongement de la ligne B vers Labège notamment - ne sont, pour lui, « pas actés ». Etant donné « les finances plus que délicates de Tisséo », il recule sur sa promesse de gratuité des transports pour les moins de 26 ans. « On pourrait commencer par les familles et les boursiers », dit-il. Enfin, à ceux qui s'impatientent sur la remise à plat du Grand Projet de ville, le maire annonce la nomination d'un « directeur chargé de coordonner » le dossier et la tenue de « neuf réunions de travail » avec les habitants, dont une dès ce soir à Empalot. Pierre Cohen indique enfin qu'il dévoilera bientôt quelques « pépites » sur le fonctionnement du Capitole du temps de ses prédécesseurs.