Cédric Burdet
Arrière droit de Montpellier et champion olympique.
Champion olympique avec les Bleus, vous retrouvez le championnat à Nantes dimanche à 17 h. N'est-ce pas trop dur d'aborder un quotidien moins clinquant ?
Nous sommes, certes, champions olympiques mais nous sommes également joueurs de Montpellier. Notre titre ne nous donne pas de passe-droits, de libertés ou de pouvoirs sur les autres.
Etes-vous surpris de retrouver Nantes à ce niveau ?
Je suis surtout content. Le « H », c'est un vent frais pour la D1. Cette division a besoin de grandes villes appartenant à des régions moins fournies en clubs de haut niveau. J'espère qu'ils ne vont pas bien commencer [rires] mais qu'il feront une bonne saison.
Un promu sur deux, en général, est relégué la première année...
Effectivement, il y a une marche haute à franchir lorsque l'on vient de D2. En 1994, avec Chambéry, notre première saison dans l'élite avait été très dure. En cours de saison, nous avions pris un joker et nous nous étions sauvés... Le club s'est depuis installé en D1, et il est devenu ce qu'il est aujourd'hui.
L'euphorie de Pékin est-elle retombée ?
Depuis ce titre, tout est moins grandiose. Mais j'ai encore beaucoup d'images dans la tête. Comme cette Marseillaise chantée ensemble sur le podium. Je l'attendais depuis tellement longtemps... Le sort n'avait jamais été favorable pour moi avec toutes mes blessures. Il y a un parfum de revanche.