Entre racket et crimes, les gangs de joueurs se disputent le contrôle du centre-ville. Seuls un mystérieux justicier et quelques policiers tentent de stopper une descente aux enfers, sous le regard de journalistes avides de scoops. Tel est le scénario catastrophe de la première «Killer party», organisée par l'association One Shot, One Kill (OSOK).
Inspiré d'un manga, le jeu de rôles grandeur nature, dont les inscriptions commencent aujourd'hui, aura pour décor les rues de Strasbourg du 15 au 31 octobre. Après tirage au sort, chaque participant se verra attribuer un rôle de journaliste, de bandit ou de policier. Puis ils se traqueront, armés de pistolets à eau. «Nous voulons que les participants découvrent la ville sous un autre jour, explique Cécile, à l'origine du rendez-vous. Qu'ils rencontrent du monde en vivant des moments forts.» Et de l'émotion, elle en promet. «Comme personne ne sait qui participe, on suspecte tout le monde. Une paranoïa s'installe, se réjouit-elle. Mais elle est saine, car elle s'arrête avec le jeu et que nous sommes là pour empêcher un dérapage.» Ainsi, les mineurs sont exclus de l'aventure et les joueurs seront équipés de pistolets à eau fluo pour éviter toute ressemblance avec de vraies armes. «Le règlement interdit aussi de pénétrer dans un édifice religieux, de tuer un ennemi sur son lieu de travail ou dans des toilettes si on est du sexe opposé, précise Cécile. Nous sommes des gens normaux, il y a parmi nous des profs et des mères au foyer. Nous faisons ça que pour jouer aux sales gosses et voulons juste mourir pour le plaisir.»