Une dizaine de personnes, dont des policiers, soupçonnées notamment d'avoir fait sauter des PV, ont été placées en garde à vue mercredi à Paris. La procédure, menée par l'Inspection générale des services, vise des faits de « corruption active » et de « trafic d'influence ».
Cette affaire concerne une dizaine de personnes, dont quelques fonctionnaires en poste au service du traitement des contraventions à Paris. Elles sont soupçonnées, en l'état des investigations, d'avoir fait sauter des contraventions, pour une centaine d'euros à chaque fois, et offert d'épargner les points de permis concernés. Elles auraient proposé l'indulgence pour ces points, moyennant un supplément de 100 euros le point enlevé. Ces personnes étaient toujours en garde à vue hier. L'affaire a débuté en 2005 à la suite du dépôt de plainte d'un particulier à qui un ou des suspects auraient proposé un marché pour un PV. Hier soir, on ignorait l'ampleur des gains cumulés dans cette affaire. Des sociétés de taxis et des gérants d'entreprises auraient bénéficié de ces « indulgences », selon une source judiciaire.