A deux jours de l'université d'été du FN, Jean-Marie Le Pen a évoqué hier, dans une interview à Valeurs Actuelles, sa retraite en 2010 et l'épineuse question de sa succession. Et c'est Marine qui tient la corde face à Bruno Gollnisch : « Marine n'est pas populaire que sur son nom. Il y a sa personnalité, son charisme [...] C'est une jeune mère de famille. Moi, je suis grand-père. Bruno commence à l'être. »
« Attention, il n'a pas dit qu'il se retirait de la vie politique, s'empresse d'ajouter Jean-Yves Camus, spécialiste de l'extrême droite. Va-t-il vouloir continuer de tirer les ficelles dans l'ombre ? » Pour Christiane Chombeau*, sa fille est bien la mieux placée pour la succession. « Bruno Gollnisch n'est le successeur que d'un point de vue statutaire. C'est Marine le dauphin. » Et de l'avis des spécialistes, le parti, qui reste un label « sûr » du vote contestataire, est appelé à se durcir, sous peine de créer un nouvel espace pour les déçus du sarkozysme et du FN. « Mais, ajoute Christiane Chombeau, Le Pen laissera-t-il se développer un FN nouveau ? »
* auteur de Le Pen Fille & Père
(Editions du Panama)
Sur www.20minutes.fr
L'interview du politologue Jean-Yves Camus