RELIGION - La droite est montée au créneau ce dimanche pour défendre Nicolas Sarkozy...
La polémique sur la laïcité, déclenchée tant par l’accueil en grande pompe du
pape Benoît XVI par Nicolas Sarkozy, que par les propos de ce dernier sur la «
laïcité positive» continuait d’enfler ce dimanche.
Alors que l’opposition, le MoDem du très pratiquant Français Bayrou y compris, est
montée au créneau samedi, l’UMP a riposté dimanche, serrant les rangs autour du Président.
«Il ne faut pas être extrémiste de la laïcité comme on peut être intégriste de la religion. La laïcité, ça doit être quelque chose de naturel qui accepte la religion», a ainsi déclaré dimanche
la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, sur Europe 1. Selon elle, la «laïcité positive est une façon de dire que la laïcité doit être quelque chose de serein: Ce doit être à la fois une séparation nette entre la religion et l'Etat et puis en même temps un dialogue, dire que la religion joue un rôle, accepter son rôle social».
«Il faut donc cesser la polémique de mauvaise foi sur la venue du pape, et ne pas se tromper de combat, a estimé de son côté
Chantal Brunel, une des trois porte-parole de l’UMP, dans un communiqué. Ce n'est pas une messe qui ébranlera notre République, mais plutôt certaines dérives inadmissibles que nous combattons, dont le voile islamique à l'école, l'ouverture des piscines réservées aux femmes, les menaces à l'encontre des gynécologues hommes, la polygamie etc.», a ajouté la porte-parole de l'UMP.
Même son de cloche avec
Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP. «La laïcité négative, ca a existé», a-t-il ainsi affirmé. Le «visage controversé de la laïcité, c'est ce qui s'est passé en 1905, quand on a eu, par exemple, l'armée dans les couvents, les officiers qui allaient à la messe fichés, tout ça au nom de la laïcité», a-t-il déclaré.
A gauche,
le socialiste Vincent Peillon a pris le relais de ses petits camarades. «Je crois que Sarkozy veut remettre, de façon conflictuelle, la question religieuse au centre de la vie publique pour qu'on ne parle pas de la vraie question qui est la question sociale», a assuré l’eurodéputé.
>> Et vous qu'en pensez-vous? Nicolas Sarkozy a-t-il eu tort de parler de «laïcité positive»
C. L.