«Plus le temps passe, plus l'hypothèse de la fugue perd de la consistance et je ne suis pas très optimiste, a déclaré le procureur au cours d'une conférence de presse au palais de justice de Clermont-Ferrand. Il y a des choses que je peux vous dire et d'autres que je ne peux pas vous dire, car c'est une enquête très difficile que je ne peux pas prendre le risque de compromettre», a-t-il ajouté.
Pas de trace d'effraction dans l'appartement
La mère d'Antoine et son nouveau compagnon, étaient sortis dîner jeudi soir au restaurant entre 20h et 21h15. Selon leurs déclarations, ils avaient constaté la disparition de l'enfant à leur retour. Aucune trace d'effraction n'a été relevée.
La jeune femme, âgée de 23 ans, a été entendue à deux reprises par les enquêteurs et a maintenu ses déclarations, selon le procureur. Serveuse dans un bar-restaurant d'Issoire, la jeune femme avait été condamnée en 2003 à Clermont-Ferrand, pour trafic de stupéfiants à 18 mois de prison dont 12 avec sursis. Son nouveau concubin, âgé de 29 ans, est également «connu des services de gendarmerie» pour des faits non précisés. Personne n'a vu l'enfant depuis la rentrée scolaire Toutefois, l'enfant «n'a pas vu de médecins, il n'y a pas de certificat médical», a relevé le magistrat, soulignant que «rien ne corroborait» la version de la mère, elle-même en arrêt maladie pour une raison indéterminée.
Le procureur a par ailleurs souligné que les enquêteurs n'avaient «aucun témoignage crédible de personnes qui auraient vu l'enfant depuis la rentrée des classes». Antoine avait fait sa rentrée scolaire début septembre mais, dès le deuxième jour, avait manqué l'école en raison, selon sa mère, d'une gastro-entérite, et n'était plus allé en classe depuis.
La jeune femme, en outre, n'a jamais «répondu aux appels du directeur de l'école qui s'inquiétait de l'absence de l'enfant», a ajouté le procureur, regrettant que ce dernier n'ait pas alors alerté la gendarmerie.