FICHAGE - Le chef de l'Etat reprend le dossier en main...
Nicolas Sarkozy a affirmé jeudi qu'il voulait «une solution dans les tout prochains jours» aux questions soulevées par
le fichier de renseignements Edvige.
>> Retrouvez notre dossier sur ce fichier.
Concertation
Le président de la République s'exprimait devant la presse depuis Châtelaillon-plage (Charente-Maritime), où il est venu participer à une table ronde sur l'intéressement et la participation. «Cette affaire n'a pas été expliquée comme elle aurait dû être expliquée. Je fais toute confiance à la ministre de l'Intérieur pour conduire la concertation», a-t-il affirmé.
«Je veux une solution dans les tout prochains jours, avec une règle très simple: tout ce qui est nécessaire à la sécurité des Français, il faut le garder. Tout ce qui n'est pas indispensable à la sécurité des Français, il faut l'enlever, je précise, bien sûr, dans le cadre de ce fichier», a-t-il ajouté. Selon lui, ce n'est «pas la peine de faire des polémiques, il faut prendre les décisions, et les décisions, je souhaite qu'elles soient prises dans les tout prochains jours».
Polémique
Depuis plusieurs jours, la polémique enfle au sujet de ce fichier. Il est critiqué par l'opposition, les associations mais aussi la droite et jusqu'au gouvernement.
Après les critiques formulées par plusieurs ministres contre ce fichier, Nicolas Sarkozy leur avait demandé du
«sang froid» et de la «cohérence» lors du Conseil des ministres, mercredi.
Hervé Morin et Rama Yade visés
Le ministre de la Défense, Hervé Morin,
s'était publiquement interrogé dimanche sur l'opportunité de certaines des informations susceptibles d'être contenues dans le fichier Edvige, s'attirant un «rappel à l'ordre» sec du Premier ministre, François Fillon.
Mardi,
c'était au tour de la secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, Rama Yade, d'estimer que le Conseil d'Etat devait apporter des «précisions» et des «clarifications» sur le fichier Edvige, notamment sur la question des orientations sexuelles.
Avec agence