SOMALIE - Outre une rançon, les pirates réclameraient la libération de leurs confrères détenus en France...
Les pirates qui retiennent deux Français en otage en Somalie ont revu leurs exigences à la hausse. Ils ne demanderaient plus une
rançon d’un million, mais de 1,4 million de dollars pour libérer l’équipage du «Carré d’as». Il réclameraient également la remise en liberté de six pirates arrêtés en avril après les événements du
Ponant.
Dans un communiqué, le Programme d'assistance aux marins déclare que «des informations provenant directement de Somalie indiquent que les otages ont été débarqués sur la côte somalienne près d'Alula. (...) A partir de là, une partie des ravisseurs les ont conduits dans un repaire dans les montagnes de Xaabo».
Jean-Yves et Bernadette Delanne, passionnés de voile, convoyaient le yacht depuis l’Australie vers la Rochelle pour le compte de cette organisation. Ils ont été arraisonnés le 2 septembre au large des côtes somaliennes, dans la région du Puntland. Résidant en Polynésie française, ils avaient
rassuré leur famille par téléphone.
Une intervention à risques
L’armée se dit prête à intervenir. «Nous suivons la situation précisément, nous faisons ce que nous devons faire», assurait le ministre de la Défense Hervé Morin la semaine dernière sur Canal+. Mais «pour des raisons de sécurité, notamment des otages, je ne vous donne aucun autre élément (...), nous veillons à ce que l'information qui puisse être donnée ne puisse pas mettre en danger ces otages.»
Le Programme d'assistance aux marins estime cependant que toute opération navale ou intervention militaire mettrait en danger la vie des otages. L’organisation basée au Kenya émet par ailleurs une hypothèse selon laquelle le yacht servirait de leurre pour d’autres actes de piraterie dans le Golfe d'Aden, considéré comme la zone maritime la plus dangereuse du monde.
J.M.