SUICIDE - Il a utilisé son arme de service. Le blessé est transporté au CHU d'Angers...
Drame dans une caserne. Un gendarme s'est suicidé ce mercredi avec son arme de service dans la gendarmerie de Château-Gontier (Mayenne) après avoir grièvement blessé par balles son supérieur hiérarchique lors d'une altercation. Le blessé vient d'être transporté au CHU d'Angers.
«Un coup de folie»
L'altercation s'est produite mercredi à 8h15 entre plusieurs gendarmes, dont un adjudant de 40 ans et un lieutenant de 27 ans tous deux affectés dans cette brigade.
«C’est un coup de folie, explique à Ouest France le procureur de Laval, Alex Perrin. Le drame a eu lieu à la suite d’une dispute entre plusieurs gendarmes. L’officier supérieur a vraisemblablement voulu intervenir pour les séparer. L’adjudant a alors fait feu à trois ou quatre reprises en direction de son officier, qui dirige la communauté de brigades de Château-Gontier et qui était venu jouer un rôle de modérateur dans cette altercation.»
«Pas de tensions particulières»
Le major-général de la gendarmerie nationale, Jacques Mignaux, affirme qu'il n'y avait «pas de tensions particulières ou de contentieux entre ces personnes au sein de l'unité». De plus, «l'adjudant avait un parcours très régulier, exemplaire, et avait construit une vie familiale normale et équilibrée.»
Le lieutenant, qui a reçu plusieurs balles dans la poitrine, se trouve «dans un état critique, a-t-il ajouté. Il vient d'être opéré sur place.» Il a été transporté au CHU d'Angers.
Le lieutenant colonel Bertrand Depierre, responsable de la communication de la gendarmerie pour les Pays-de-la-Loire, a confié que «l'auteur des tirs est décédé». Marié et père de quatre enfants, cet adjudant était en poste depuis deux ans à la gendarmerie de Château-Gontier.
Enquête judiciaire et cellule psychologique
Le procureur a demandé l’ouverture d’une enquête judiciaire menée par la brigade de recherche d’Angers, pour établir les circonstances précises du drame. Une enquête administrative a été par ailleurs diligentée par l'inspection de la gendarmerie.
Une cellule psychologique a été ouverte.
En juillet 2007, une fusillade avait déjà éclaté dans une caserne de gendarmerie à Malakoff (Hauts-de-Seine). Un gendarme avait tué son adjudant, puis ses deux propres enfants, avant de se donner la mort avec une arme personnelle.
avec agence