Mamadou Bagayoko
Attaquant du FC Nantes
Avant l'arrivée d'Elie Baup, vous avez été mis à l'écart par les dirigeants. Comment avez-vous vécu cela ?
J'ai fait des efforts. Je n'ai pas parlé. On m'a proposé de quitter le club, mais j'ai préféré rester. Ce qu'on me proposait ne me satisfaisait pas.
C'était très chaud avec Le Havre...
Oui. Ils me voulaient mais tout n'était pas réuni pour que je vienne. Et puis, je me sens bien ici. Je ne voulais pas partir pour faire plaisir à certaines personnes.
Vos relations avec le président Kita sont très tendues...
Oui, et c'est certainement à cause de cela qu'on souhaitait mon départ...
Avez-vous reçu votre prime d'accession de la part du président ?
Non, c'est un peu navrant. On essaie d'oublier mais c'est quand même là. Ce sont des petits détails qui montrent que tout n'est pas très réglo ici. [Le FC Nantes a fait savoir que les primes seront versées fin septembre.]
Pensez-vous que Der Zakarian ne vous alignait pas car il obéissait à Kita ?
Je sais que « Miche » avait des contraintes. Je ne lui en veux absolument pas. Ce n'est pas du tout de sa faute...
On vous sent très affecté par l'éviction des deux coachs, Michel Der Zakarian et Baptiste Gentili...
C'est clair. Ce sont des gens qui m'ont fait confiance. Ils ont tout tenté l'été dernier pour que je reste ici. « Miche » est même venu me voir à Paris pour me convaincre de rester alors que j'avais d'autres propositions. Quand ils ont été virés, je les ai appelés pour leur dire mon soutien. C'est le foot, la roue tourne. J'espère qu'ils vont trouver quelque chose d'intéressant.
La venue de Baup, c'est un nouveau départ pour vous...
Je vais me défoncer pour gagner ma place. Dans le foot, il n'y a pas d'amis. C'est le meilleur qui joue. On est impatient d'aller à Paris et de montrer ce dont on est capables. Le classement ne reflète vraiment pas le potentiel de cette équipe.