Ils ne veulent pas que les contrôleurs restent à quai. Les syndicats de cheminots viennent d'adresser un courrier au président (UMP) de la région, Adrien Zeller. Ils y dénoncent « la suppression de la présence systématique du contrôleur à bord des trains » sur la ligne Strasbourg-Barr.
Cette mesure expérimentale doit entrer en vigueur le 1er décembre, a indiqué hier Claude Jeanvoine, responsable de la CGT cheminots pour la région de Strasbourg. « Ce que l'on supprime, c'est une présence humaine qui est un facteur de sécurité à bord des trains », s'inquiète-t-il. Le syndicaliste annonce une nouvelle pétition et une distribution de tracts aux usagers demain, à la gare de Mulhouse.
« Aujourd'hui, il y a un contrôleur par TER, or ce n'est plus adapté à la réalité, répond Jean-Pierre Farandou, directeur de SNCF Proximités. Les TER sont proches des RER en Ile-de-France, où ce sont des groupes de contrôleurs qui interviennent dans les trains de façon aléatoire. C'est la seule façon d'être efficace, car dans une rame bondée, un contrôleur seul ne peut rien faire. » Adrien Zeller insiste quant à lui sur le fait qu'« il n'a jamais été question de retirer les contrôleurs des TER » et qu'« aucun emploi n'est supprimé ». Et d'ajouter : « Nous sommes l'autorité organisatrice du transport régional et nous le finançons. La SNCF n'est que l'opérateur. Nous avons donc le devoir de faire mieux avec les moyens dont nous disposons, car il ne faut pas oublier que les trois quarts du billet sont payés par le contribuable local. »