Quatre cents incidents de caténaires par an, et 20 000 voyageurs retardés vendredi soir en région parisienne pour un seul de ces cables arraché. Pour faire face au problème, la SNCF lance à partir d'aujourd'hui « une opération nationale de diagnostic et de renforcement » de ces 15 000 km de câbles électriques qui alimentent les voies ferrées.
« Effet d'annonce !, s'insurge Alain Prouvenq, chargé des questions économiques à la CGT. Je ne vois pas comment on peut faire car nous sommes déjà débordés. Nous manquons de moyens pour l'entretien quotidien des caténaires, alors comment procéder, en plus, à un état des lieux national ? » La SNCF a annoncé qu'elle concentrerait ses efforts « sur les points sensibles » : entrées et sorties des grandes gares, noeuds ferroviaires et autres sections à forte circulation. Mais cette seule précision ne satisfait pas le syndicat SUD-Rail, qui proteste depuis des mois contre la suppression de postes et la réduction des coûts de maintenance : « Pour pouvoir tout assumer en même temps, il va falloir qu'on travaille aussi la nuit ou qu'on embauche des personnes extérieures », explique Henri Gillard, membre de la liaison nationale du syndicat.
Contactée, la SNCF n'a pas souhaité réagir avant la conférence de presse de son président, Guillaume Pépy, prévue ce soir. Il devrait en dire plus sur les moyens mis en place et le coût de l'opération, avec un but affiché : rassurer syndicats et usagers.