Dix suspects, dont deux mineurs, ont été interpellés hier dans le cadre de l'enquête sur les profanations du cimetière militaire de Notre-Dame de Lorette (Pas-de-Calais). Dans la nuit du 5 au 6 avril dernier, 148 tombes du carré musulman du cimetière avaient été couvertes d'inscriptions injurieuses. Le président Sarkozy avait alors fait part de son « indignation devant des actes à la fois racistes et islamophobes ».
Une majorité des suspects entendus depuis hier faisait déjà partie du groupe arrêté, puis relâché, en avril, dans la semaine qui a suivi les faits. « Ils appartiennent à la même mouvance néo-nazie », a expliqué hier Brigitte Lamy, procureure de la République de Béthune. Le lieutenant-colonel Jean-Michel Cedé, de la section de recherches de la gendarmerie, parle de « vérifications approfondies des emplois du temps ». A part les deux mineurs, les suspects sont tous âgés d'une vingtaine d'années et résident dans le bassin minier. A l'issue de leur garde à vue aujourd'hui, ils seront, si nécessaire, présentés à un juge d'instruction de Béthune.