COLMAR - Poursuivi en appel pour trois meurtres, c'est un Pierre Bodein visiblement calme qui a pris place ce matin dans le box des accusés de la cour d'assises du Haut-Rhin...
Poursuivi en appel pour trois meurtres, c'est un Pierre Bodein visiblement calme qui a pris place ce matin dans le box des accusés de la cour d'assises du Haut-Rhin. Vêtu d'une veste et d'une chemise à carreaux,présentant une coiffure soignée, il veut faire bonne figure devant ses juges ont estimé les avocats des parties civiles.
En première instance, en 2007, «il a joué l'innocent et il va recommencer», a déploré Thierry Moser, défenseur des parents d'une de ses victimes présumées. «Il est comme d'habitude, ajoute Arnaud Friedrich, un de ses collègues. Il est obséquieux et content de revenir sur le devant de la scène, ce qui est vraiment insupportable pour nous, victimes.»
Soupçonné d'avoir assassiné Jeanne-Marie Kegelin (10 ans), Julie Scharsch (14 ans) et Hedwige Vallée, Pierre Bodein a été condamné en juillet 2007 à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de trente. Son procès en appel devrait s'achever le 3 octobre.
Multirécidiviste, celui que l'on surnomme Pierrot le fou a passé plus de la moitié de sa vie en prison et en hôpital psychiatrique. Il était en liberté conditionnelle depuis trois mois au moment des faits qu'on lui reproche.Le corps de ses trois victimes présumées avaient été découverts sur les berges de rivières dans la région de Barr et Obernai (Bas-Rhin) en juin et juillet 2004.Ils portaient des traces de violence et d'importantes mutilations au niveau, notamment, du bas-ventre.
Malgré des témoignages et des traces d'ADN l'accusant, Pierre Bodein a toujours nié toute implication dans l'affaire, allant jusqu'à parler de complot à son égard.
A Colmar, Philippe Wendling