
RENSEIGNEMENT - En duplex au 20 heures de TF1, Michèle Alliot-Marie veut réunir dans les prochains jours les personnalités qui ont critiqué Edvige pour les rassurer...
«Nous n'avons rien à cacher. Ce fichier existe depuis 1991.» En duplex au 20 heures de TF1, Michèle Alliot-Marie veut réunir dans les prochains jours les personnalités qui ont critiqué Edvige pour les rassurer.
«Nous avons contacté aujourd'hui un certain nombre de personnalités qui avaient fait part de leurs inquiétudes afin de les réunir pour leur expliquer Edvige», a répondu la ministre de l'Intérieur à Laurence Ferrari. Elle a rappelé qu'il n'est «pas question d'avoir dans ce fichier des indications sur l'orientation sexuelle des citoyens, ni même des informations médicales.» Edvige vise seulement un certain nombre «de problèmes de délinquance», a martelé la ministre.
Un peu plus tôt, Michèle Alliot-Marie s'était déclarée prête sur RTL à inscrire, «dans une loi», «toutes les garanties» nécessaires aux libertés publiques pour la mise en oeuvre du fichier Edvige.
Réunion à l'Elysée
Le Premier ministre François Fillon, la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie et le directeur de la police nationale Frédéric Péchenard auraient été reçus ce mardi en d'après midi à l'Elysée afin de mettre un terme à la polémique au sujet du Fichier Edvige, selon LCI.
La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie avait déjà commencé ce mardi à céder sur certains points. Elle s'est dite devant des journalistes, prête à proposer aux associations opposées au fichier Edvige le «droit à l'oubli» pour les mineurs. Ainsi, ceux qui n'auraient finalement participé à aucun délit après un certain temps pourraient être effacés.
«J'entends des inquiétudes, je veux lever ces inquiétudes et toutes les ambiguïtés», a assuré la ministre qui a contacté «un certain nombre de personnalités, responsables d'associations pour», a-t-elle dit, «que nous nous rencontrions». Notamment la Cnil (Commission de l'informatique et des libertés) «qui s'inquiète sur le fait que des mineurs (restent) dans le fichier Edvige après leur majorité si rien ne s'est passé», a relevé Michèle Alliot-Marie.
Un élu invite les maires à faire voter une motion contre le décret
Malgré les concessions de la ministre de l'intérieur, la grogne a continué à monter. Le maire de Linas (Essonne), François Pelletant (DVD), qui avait déposé fin juillet avec Corinne Lepage (Cap 21) un recours devant le Conseil d'Etat contre le fichier Edvige, a invité ce mardi «tous les maires de France» à faire voter une motion demandant l'annulation du décret.
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«Précisions» et «clarifications»
La secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme Rama Yade a, quant à elle, estimé ce mardi que le Conseil d'Etat devrait apporter des «précisions» et des «clarifications» sur le fichier Edvige, notamment sur la question des orientations sexuelles.
Plus tôt dans la journée, le vice-président de l'UMP Jean-Pierre Raffarin et le député UMP de Paris, Pierre Lellouche, ont estimé que le fichier Edvige ne menaçait ni «la démocratie», ni l'«Etat de droit» et ils ont appelé à ne pas «instrumentaliser» ce dossier à des fins politiques.
Le Conseil d'Etat devrait rendre fin décembre sa décision sur la légalité du fichier policier Edvige, contre lequel de nombreuses associations et personnalités politiques ont déposé des recours.
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publié le : 09-02-2010 15:18
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