Atteint dimanche matin par le tir d'un chasseur, l'ours Balou a encore la force de se déplacer. Grâce à l'émetteur inséré dans son abdomen, l'équipe technique « ours » l'a localisé une première fois dimanche soir, « à 3 km ou 4 km à vol d'oiseau » du lieu de « l'accident », survenu en Ariège lors d'une battue au sanglier. Balou, un mâle âgé de 6 ans, est cependant resté immobile toute la nuit suivante et jusqu'à hier en milieu d'après-midi. Il n'a bougé que quand les spécialistes ont tenté de l'approcher, sans parvenir à établir un contact visuel. « Ils essaieront à nouveau de le voir cette nuit. Pour l'instant, rien n'est décidé quant à sa capture éventuelle pour le soigner », indiquait hier soir Evelyne Sanchis, chargée du dossier à la direction régionale de l'environnement.
Le chasseur dit avoir tiré « à l'instinct ». Mais hier, l'association Pays de l'ours-Adet annonçait son intention de porter plainte pour « destruction d'espèce protégée ». Les Pyrénées abritent actuellement entre quinze et dix-neuf plantigrades.