De l'électricité dans l'air. Un décret autorisant les polices municipales à utiliser le pistolet à impulsion électrique, le Taser X26, devrait être publié demain. Du coup, argument martelé par des élus et le ministère de l'Intérieur, les communes auront, en plus de l'alternative entre le bâton et l'arme à feu, le choix de cette arme.
Onze villes avaient déjà déposé une demande en préfecture avant même d'être autorisées à pouvoir en équiper leur police. Depuis, Toulouse, qui a changé de couleur politique, a fait volte-face. Jean-Pierre Havrin, adjoint au maire de la ville chargé de la sécurité et de la prévention, a expliqué hier son hostilité à cette arme, contraire selon lui, à la philosophie de la police de proximité.
Selon Antoine di Zazzo, le directeur général de Taser France, quelque 350 communes auraient contacté la société pour commander ces pistolets, un chiffre invérifiable tant qu'il ne s'agira pas de demandes officielles auprès des préfectures. « En majorité, les maires qui veulent faire appel à nous sont opposés aux armes à feu et ils veulent revenir à une arme non-létale, assure Antoine di Zazzo. Et n'oublions pas qu'avant d'en être équipé, tout policier devra subir un test psychotechnique. S'il le rate, nous recommanderons qu'il n'utilise pas le Taser. » Des arguments qui ne devraient pas convaincre les associations de droits de l'homme qui dénoncent toujours la dangerosité de cet arme.