François Fillon a sèchement rappelé à l'ordre hier son ministre de la Défense, Hervé Morin, pour ses réserves concernant le fichier de renseignement policier Edvige : « Je pense qu'il n'est pas nécessaire de créer des suspicions là où elles n'existent pas, et j'ai eu l'occasion de le lui dire. » De plus, pour calmer la polémique, le ministère de l'Intérieur a indiqué hier qu'il n'y aura « ni fichage d'homosexuels ni de séropositifs ni de malades » dans cette nouvelle base de données. Saisi de treize recours, le Conseil d'Etat devrait rendre sa décision fin décembre.