Après avoir affiché sa satisfaction un peu plus tôt, Nicolas Sarkozy a tenu un discours ferme: «Le 15 octobre, il ne doit pas y avoir un seul soldat russe qui soit sur des positions qui n'étaient pas celles où (les troupes) se trouvaient avant le 7 août. Soit c'est fait et dans ce cas là, chacun a respecté sa parole. Soit ce n'est pas fait, et alors cinq jours plus tard, l'Europe en tirera les conséquences».
«D’un naturel optimiste»
«Je suis d'un naturel optimiste, a ajouté le président français. Je ne vois pas comment les signataires de cet accord ne tiendraient pas leur promesse. Si je ne pensais pas cela possible, je ne vois pas comment nous aurions passé tant d'heures depuis le 8 août sur cette question et sur ce dossier».
De son côté, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a affirmé que la Géorgie pouvait compter sur la «solidarité» et «l'engagement de l'Union européenne en ces heures difficiles».
Le président géorgien, Mikheïl Saakachvili, a, lui, réaffirmé que «toute solution au conflit russo-géorgien doit respecter l'intégrité territoriale de la Géorgie».
Gel d'un accord sur le nucléaire civil
Les Etats-Unis ont eux décidé de geler un accord sur le nucléaire civil avec la Russie, en retirant son examen de l'ordre du jour du Congrès en raison du conflit russo-géorgien, a annoncé lundi la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice.
En notifiant officiellement le Congrès de sa décision, le président américain George W. Bush souligne que le gouvernement russe a pris des mesures qui sont "incompatibles avec des relations pacifiques avec la Géorgie, son voisin souverain et démocratique".