Match nul, ou presque. Pour la première fois, le consensus national de RealClearPolitics donne McCain avec 3 points d’avance. Trop tôt pour dire s’il s’agit simplement du traditionnel rebond post convention (catalysée par l’effet Palin) ou d’un vrai retournement de tendance. Obama peut malgré tout s’inquiéter un peu sur l’ampleur du gap: une étude Gallup/Usa Today le donnait à +6 il y a une semaine, et à -5 dimanche.
Malgré tout, comme l’expliquaient à 20minutes.fr un stratège démocrate et un républicain, les sondages de la fin de l’été sont d’assez mauvais outils pour prédire le résultat (Dukakis comptait 17 points d’avance sur Bush Sr en 1988, Carter dominait Reagan en 80, et au final, les démocrates ont pris deux claques).
Ce que dit la carte électorale
Qu’Obama a un léger avantage. Car, peu importe les études nationales (qui reflètent plutôt le vote populaire –Al Gore sait que ça ne suffit pas pour devenir président), ce qui compte vraiment, ce sont les Etats, et les grands électeurs qu’ils vous amènent. Pour le moment, ça penche légèrement en faveur du candidat démocrate: 251 vs 227, d’après la carte du «New York Times» (en comptant les Etats où l’avance d’un candidat est supérieure à 5 points). Reste donc seulement 60 voix pour atteindre la barre fatidique des 270 nécessaires. Tout se jouera donc dans les Etats suivants: Nevada, Colorado, Nouveau Mexique, Ohio, Michigan, et aussi en Pennsylvanie et Floride.
Ce qui disent les bookmakers
Qu’Obama a un net avantage. Sur des sites britanniques comme InTrade ou BetFair, Obama compte une dizaine de points d’avance sur McCain. Quelle fiabilité? A priori, plus que les sondages nationaux: en 2004, InTrade donnait Bush vainqueur quand beaucoup d’études voyaient encore un avantage pour Kerry.
Les candidats ont encore 52 jours pour faire la décision. Mais on devrait avoir une idée un peu plus précise de l’équilibre des forces après le premier débat télévisé. Rendez-vous le 26 septembre.