Ce qu’il faut retenir de la convention républicaine

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Publié le 5 septembre 2008.

USA 2008 – De l’entrée fracassante de Sarah Palin à l’absence de George Bush en passant par…

Après les démocrates la semaine dernière, les républicains ont donc achevé leur convention. Avec une approche différente de celle de leurs adversaires, mais pas forcément moins efficace.


Meet Sarah Palin

Il y a une semaine, deux Américains sur trois ne savaient pas qui elle était. Aujourd’hui, 58% en ont une opinion favorable (un point de plus qu’Obama et McCain). Mais surtout, après le discours de la «hockey mom», près de 80% des républicains pensent que McCain a fait le bon choix. Lors de la convention, elle a clairement endossé le rôle du «pitbull» chargé d’attaquer Obama à la gorge. Et elle l’a fait avec le sourire et un talent certain. En face, Joe Biden peut se faire du souci pour le débat télévisé qui les opposera le 2 octobre.

 

Cachez ce Bush que je ne saurais voir

Gustav a eu bon dos: officiellement pour «piloter la réponse du gouvernement», George  Bush et Dick Cheney ne sont donc pas venu à St Paul. A la place, le sortant a fait un discours depuis le perron de la Maison Blanche. Cinq minutes, emballé, pesé, pour dire que «McCain était prêt à diriger le pays». McCain, lui, a remercié le président «qui a mené le pays dans ces temps sombres après le 11 septembre», mais sans le nommer. Et il a passé les 40 minutes suivantes à se poser comme l’agent du changement, qui réformerait autant Washington que son parti.

 

Dieu et impôts vs économie et changement

Le New York Times publie un comparatif sémantique des deux conventions. Côté républicain, le mot le plus employé fut… «Dieu», juste devant les «impôts» et le «changement». Chez les démocrates, «changement» arrivait loin en tête devant «Bush/McCain» puis «énergie» et «économie».  Tous les intervenants républicains ont en effet martelé le message «avec les démocrates, ce sera davantage d’impôts et d’ingérence gouvernementale».

 

Personne vs programme

Mais le contraste le plus fort sera sans doute apparu lors du discours de John McCain. En ne faisant qu’effleurer la questions des issues (problèmes/dossiers) comme l’économie, et en se concentrant sur sa bio et ses cicatrices de héros de guerre, il a clairement tenté de transformer cette élection en un référendum sur la personnalité du candidat. Et Sarah Palin et tous les autres ont pilonné sans relâche pour disqualifier Obama, avec l’argument «John McCain a été testé, pas Barack Obama».

 

Dans les sondages, Obama avait eu droit à son traditionnel rebond mécanique post-convention. Mais si les deux candidats entament la dernière ligne droite au coude à coude dans les études nationales, la carte électorale Etat par Etat (la seule chose qui compte, Al Gore peut en témoigner), penche pour l’instant en faveur du candidat démocrate. Il reste deux mois à McCain pour faire la différence.

Philippe Berry, à Los Angeles
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