Quand la fiction pousse au crime

22 contributions
Publié le 5 septembre 2008.

FAITS DIVERS - De la dissimulation de preuves tendance «Les experts» au meurtre à la «Scream»...

Kamel a tenté de maquiller le meurtre de son ex-petite amie en s'inspirant d'un épisode des «Experts: Miami». Les enquêteurs du Val de Marne, comme leurs collègues floridiens, ont résolu l'affaire. Mis en examen pour homicide par ex-concubin, il a été transféré à la prison de Fresnes le 4 septembre.

Le jeune homme a rapidement avoué son crime pendant sa garde à vue à Créteil. C'est bien lui qui a égorgé Marine le 29 août dernier. C'est également lui qui a nettoyé au dissolvant l'appartement, et lavé le corps de la jeune femme avant de le disposer dans la baignoire. C'est encore lui qui s'est débarrassé du linge souillé.

Pour Kamel, il s'agit donc de dissimulation d'indices. Mais la fiction inspire aussi parfois les criminels dans leur façon de procéder.

Petite lucarne et grand écran

En janvier dernier, deux pasteurs turcs échappent de peu à des tentatives de meurtres, à Antalya et Samsun. Arrêtés, les accusés font référence à une série télévisée pour justifier leurs actes. Ils disent s'être identifiés aux héros de «La vallée des loups», des mafieux nationalistes particulièrement violents.

Le grand écran apporte sa pierre à l'édifice avec «Scream». En juin 2002, Julien poignarde sauvagement sa voisine Alice, âgée de 15 ans, pendant une promenade. Le jeune homme de 17 ans évoque sa fascination pour la trilogie de Wes Craven au cours de son audition.

Arts graphiques macabres

Encore plus sanglante, la découverte en octobre 2007 des parties d'un corps mutilé, dans un parc en Belgique. Près des membres découpés, un message indique «Watashi wa Kira dess». Traduction : «Je suis Kira (le tueur)», la phrase-culte du manga «Death Note».

En octobre 2007, France 2 consacrait son émission «Faites entrer l'accusé» à une série de meurtres non élucidés à ce jour. Entre 1995 et 2000, quatre jeunes filles disparaissent dans le quartier de la gare de Perpignan, dont le peintre Salvador Dali disait que c'était «le centre du monde». Trois des corps sont retrouvés atrocement mutilés, à la façon des cadavres de femmes décapités et éviscérés que Dali peignait. L'affaire est toujours en cours.

Pensez-vous que la fiction puisse pousser au crime ?
J.M.
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr