La prochaine session du Parlement européen se déroulera à Bruxelles du 22 au 25 septembre et non à Strasbourg comme prévu. C'est ce qu'a annoncé hier matin Hans-Gert Pöttering, président de l'institution, après la découverte de nouvelles malfaçons dans le bâtiment situé au Wacken. L'effondrement d'une partie du plafond de son hémicycle avait déjà entraîné cette semaine la délocalisation en Belgique de l'assemblée de rentrée des eurodéputés. « Je regrette vivement cette décision, même si je peux comprendre qu'elle est motivée par des raisons de sécurité, a déclaré hier Roland Ries, maire PS de la ville. Mais je déplore surtout l'instrumentalisation de cet accident technique pour faire resurgir le vieux débat sur la place du siège du Parlement. » Estimant qu'il fallait faire preuve de « beaucoup de mauvaise foi pour lier ces deux questions », l'élu a également rappelé qu'une disposition obligeait le Parlement à tenir douze sessions par an à Strasbourg.
« Il y a un traité, et celui-ci n'est pas négociable. La France ne transigera pas », a surenchéri de son côté Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat aux Affaires européennes. Il a également annoncé que tout serait fait pour que Nicolas Sarkozy rencontre les eurodéputés à Strasbourg le 21 octobre, comme le prévoit le calendrier de la présidence française de l'Union européenne. S'adressant aux partisans d'un transfert définitif du Parlement à Bruxelles, Hans-Gert Pöttering a indiqué hier qu'ils ne devaient pas se réjouir des déboires alsaciens. Et pour cause, « il a été constaté qu'il pleut à plusieurs endroits » dans le bâtiment belge.