Devant les républicains, McCain s'est posé comme le candidat du changement et du rassemblement

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Publié le 5 septembre 2008.

USA 2008 - Il est désormais officiellement le candidat républicain...

De notre correspondant à Los Angeles

Après Barack Obama la semaine dernière, John McCain s'est donc exprimé, en clotûre de la convention républicaine, à St Paul. Il s'est posé comme le candidat rassembleur, tendant la main "à tous ceux qui voudraient bien" l'aider à changer Washington et le pays. Il a raconté son histoire au Vietnam, là où il est tombé amoureux de son pays. Forcément fédérateur.

L'expérience et les cicratrices


Il a joué la carte du maverick, qui, avec Sarah Palin, va "secouer le Washington qui ne fait rien et dépense trop". Surtout, il a martelé qu'il avait l'expérience pour diriger le pays "et les cicatrices pour en témoigner".

Mais s'il a essayé de montrer sa compassion avec "l'Amérique qui souffre", il n'aura pas forcément livré beaucoup de détails sur son plan économique -au-delà du classique refrain "je baisserai les impôts, Obama les augmentera".

Bref, les républicains adoptent une stratégie faisant de cette élection un référendum sur l'homme, et moins sur son programme. Et à ce jeu, McCain a toutes ses chances.

La soirée en live blogging, c'est dessous

22h05 - Ca se finit par une photo de famille, John et Cindy, Sarah Palin et son mari, et puis tous les enfants (et ca fait un paquet, 7 pour McCain, 5 pour Palin -on est pro life ou on l'est pas.

22h00 - Il s'adresse à tous "les décus" du gouvernement. "Joignez une organisation, prenez des responsabilité, nourrissez un enfant affamé, apprenez à lire à un adulte illétré et vous verrez qu'il n'y a pas de plus grand honneur que de servir une cause plus grande que soi".
Soit les clameurs de la foule, il termine "debout debout, combattez à mes côtés, god bless america".


21h55 - Il termine par son expérience du Vietnam. "Avant j'aimais enfreindre les règles pour mon propre intéret. Mais dans ma cellule, quand je ne pouvais pas me nourir, j'ai découvert les limites de mon égoisme. Ces hommes m'ont sauvé. Je suis tombé amoureux de mon pays en étant prisonnier d'un autre".
Bon y a pas, la McCain story, comme on dit ici, c'est ultra "compelling" (mélange de fascinant/puissant).

21h50 - Un peu de national security now. Al Qaeda n'est pas éliminé, l'Iran est le sponsor n°1 du terrorisme et sur le point de posséder la bombe atomique. La Russie a envahi un pays souverain et ami. Je parlerai avec la Russie, pour qu'on ne retombe pas dans une guerre froide. Je parlerai avec les leaders amis pour promouvoir la paix. Je connais la guerre. Je hais la guerre. Je mettrai toute mon expérience, utilisera tous les outils de diplomatie, économie, pour créer une paix durable".
"En Amérique, on change ce qu'il faut changer. Il faut changer beaucoup de chose et rattraper une histoire marquée par la fin de la guerre froide et la révolution des nouvelles technologiques. Pour ca John McCain dit qu'il faudra en finir avec les querelles partisanes, tendant sa main à quiconque voudra faire bouger se pays. Mes amis, j'ai le CV et les cicratrices pour le prouver. Obama non. Je demanderai à des démocrates et des indépendants de rejoindre mon administration". J'ai été un servant pour l'Amérique, je le serai toujours, et il n'y a pas un jour où je ne remercie Dieu pour ce privilège."

21h45
- "Quand je serai président, on arrêtera de donner des milliards à des pays qui ne nous aiment pas vraiment. On assurera notre indépendance énergétique,et oui on creusera et on creusera maintenant (forages offshores) et on construira plus de centrales nucléaires, mais aussi on investira dans des énergies renouvelelables, qui crééront des milliers d'emplois et montreront au monde que nous sommes leaders".

21h40 -
Il détaille (enfin pas vraiment) un plan pour s'assurer "que ceux qui perdent leur emploi soient aidé pour avoir une formation et retrouver un emploi qui dure". Pour l'éducation, il veut "faire tomber les barrière pour la concurrence, que les bons professeurs soient attirés, et les mauvais cherchent un autre emploi. Les parents ont le droit de faire le choix de l'éducation pour leurs enfants
Le sénateur Obama veut des écoles qui rendent des comptes aux syndicats et aux bureaucrates. Moi je veux une école qui rend des comptes aux parents et aux enfants."

21h30 - "Je n'ai pas peur d'un bon combat" (bis). "Ce qui compte c'est la raison pour laquelle on se bat. Et d'énumérer des anonymes qui ont perdu leur maison, d'autres qui se battent. McCain cite les noms, de Jack qui a pris 3 boulots, et d'autres.
Bon complètement populo mais sûrement efficace.
Encore la carte du changement pour "regagner la confiance de tous ceux qui ont perdu confiance dans le parti républicain à cause de la corruption". "Nous sommes tous les enfants de dieu, et nous somme tous Amércains. On croit au libre marché, aux impôts minimum, au travail dur, à la sécurité, à la foi, au rôle des juges impartiaux, aux valeurs de la famille et de la communauté, à un gouvernement qui ne fait pas les choix à votre place mais s'assure que vous ayiez plus de choix"
On a doit au petit livre du parfait républicain.
"Je baisserai les impôts, il les augmentera. Mes baisses d'impôts crééront des emplois, ses hausses en détruiront. Je limiterai les dépenses de Washington, il les augmentera. Je ferai en sorte que ca soit plus facile pour vous d'avoir une couverture maladie. Lui mettre un bureaucrate entre votre docteur et vous". Caricatural John ?

21h30 - "On dit de moi que je suis un maverick, quelqu'un qui marche à son propre rythme. Parfois c'est un compliment, parfois une critique. Mais ca veut surtout dire que je ne travaille pas pour un parti ou des intérêts spéciaux, mais pour vous".
Il parle de ses combats contre "la corruption et les dépenses, les lobbies, l'industrie du tabac et certains syndicats". De ses prises de positions impopulaires sur l'Irak, mais il préfère "perdre une élection qu'une guerre".
"Mais la stratégie a marché grâve au général Petraeus, et nous sommes en train de gagner une guerre que tout le monde disait perdue".

21h25 - McCain joue encore la carte de l'ouverture en affirmant qu'une fois élu, il travaillera "avec tous les patriotes et ceux qui vondront servir les Américains". McCain le reconnait, "les temps durs pour trouver ou garder un job, mettre à manger sur la table". Mais il le promet:  "le gouvernement sera à votre côté, pas sur votre chemin et j'ai trouvé la personne parfaite pour secouer Washington, Sarah Palin, gouverneure du grand Etat de l'Alaska. Elle a vraie expérience d'exécutif, avec de vrais résultats contre la corruption et des dossiers compliqués comme l'indépendance énergétique". McCain a un message pour "le Washington qui ne fait rien et dépense trop: le changement arrive".



21h20 - Il s'adresse aux indécis, les remerciant de l'intéret et il promet de tout faire pour gagner et mériter leur confiance. Message à Obama: "Sénateur, on va se castagner les 2 prochains mois car c'est la nature de l'élection, mais vous avez mon respect et mon admiration. Malgré nos différences, il y a plus qui nous rassemble, nous sommes américaines, et ca signifie plus pour moi que tout le reste".

21h15 - "Cindy a dit plein de choses sympa sur moi, mais la vérité c'est qu'elle est davantage ma source d'inspiration que moi la sienne." Inspiration puisé aussi chez sa "maman, qui nous a élevé quand notre père était déployé. Et la mère de McCain a donc 96 ans.

21h10 - Les spots s'éteignent un instant et voilà John qui apparait dans un rond de lumière. Il salut la salle (s'il ne peut pas lever les bras plus haut que c'est épaules, c'est à cause de ses blessures de guerre). Républicains et démocrates font le concours de celui qui dira "merci" le plus avant que la foule ne se taise. John sourit et fait des clins d'oeil.
Et il a le privilège "rare d'accepter la nomination de son parti" comme candidat à la présidentielle". Et il l'accepte avec.... gratitude, humilité et confiance. "Aucun succès dans ma vie n'a été obtenu sans un bon combat avant." Dans les traditionnels merci, le premier va... à George Bush, président "qui a mené le pays dans ces jours sombres après la pire attaque de l'histoire sur le sol américain et grâce à qui le pays est resté en sécurité depuis".
Merci aussi à tous les précédents présidents, et à ses adversaires, et à sa femme et ses 7 enfants.

21h05 - La vidéo d'introduction présente McCain ce héros, mais sa mère Roberta (qui doit avoir 92 ans), corrige "c'est avant tout un fils à sa maman". On repart sur le sérieux, avec la musique et la grosse voix de circonstance, on passe par le missile qui a faillit lui faire perdre la vie, puis sur ses 5 ans et demi "en enfer" au Vietman, prisonnier et torturé, mais "John n'a jamais cédé.Y a pas, John était quand même un beau gosse jeune.
On y voit ses 7 enfants, (dont une fille adoptée au Bengladesh). On voit McCain et l'Irak, McCain et les impots qu'il baissera. Bref un résumé des 3 derniers jours.

21h - Obama avait ses colonnes dans le stade de foot. McCain prend le contrepied et les organisateurs transforment la scène de l'Xcel center et avancent celle-ci avant que McCain puisse d'exprimer depuis son pupitre, au milieu de l'assemblée.

20h50 - Cindy McCain présente son mari, un homme "qui a servi Washington sans jamais en devenir un agent, un mari aimant et fidèle" -enfin pour son 2e mariage..."un homme testé" qu'elle "recommande chaudement comme président".
Philippe Berry, à Los Angeles
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