Le discours de Sarah Palin en live comme à la maison

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Publié le 4 septembre 2008.
La colistière de John McCain a donc parlé. Maintenant, on sait pourquoi son surnom était Barracuda. "Quelle est la différence entre un pittbull et une hockey mom" (maman dont les enfants font du hockey sur glace), a-t-elle demandé?. La différence c'est "le rouge à lèvre". Compte rendu à venir. Le live de la soirée, c'est dessous.

23h - Ca y est, John McCain est le candidat républicain. Enfin il acceptera formellement demain, mais les délégués ont voté.

22h10 -
Elle termine par son plaidoyer pour John McCain, dont elle loue "le jugement et la sagesse, qui en font le meilleur candidat pour être président". Tout se finit par le "Pledge of Allegiance" avec une certaine Gretchen Wilson et Cowboy Troy au chant. Ouais.

21h55 -
Sur son adversaire, elle reconnait "qu'il est plaisant à écouter". Mais il ne "faudrait pas oublier qu'il a publié 2 mémoires mais pas une loi, rien". "Quand le nuage de rhétorique s'évapore, que la clameur de la foule s'éteint et les lumières du stade s'éteignent, que reste-t-il de son programme?" Question rhétorique à laquelle elle apporte sa réponse "soigner la planète et davantage de grouvernement  et augmenter les impôts".
Pour info le programme d'Obama sur les impôts, c'est ici. Un comparatif avec McCain c'est là.
Palin poursuit: "comment fera l'ouvrier de Pennsylvanie, ou l'artisan" avec davantage d'impôts? For the record, again Obama annonce (annonce hein) qu'il baissera les impôts pour tous les foyers gagnant moins de 200.000 $ par an. Et les augmentera sensiblement pour ceux gagnant plus de 600.000. Ca gagne combien un ouvrier Sarah Palin?


21h45 - Les dents sorties -mais avec le sourire- elle poursuit: "Oui je ne fais pas partie de l'élite de Washington et je me suis rendue compte que les médias ces derniers temps considéraient que ca me disqualifiait. Newsflash pour eux: je ne vais pas à Washington pour leur plaire mais pour faire le boulot".
Elle avance son expérience de réformatrice comme gouverneur: "le jet privé ? C'était de trop. Je l'ai mis sur eBay. J'aime conduire ma propre voiture, et même si j'adorait le chef, on peut s'en passer".
Elle n'hésite pas "à mettre son veto dans l'intérêt du peuple, et grâce à ca, le budget est équilibré".
Elle cite "la construction d'un pipe line, première étape pour l'indépendance énergétique". Elle parle géopolitique, avec l'Iran, le Venezuela et de la nécessité de produire plus aux Etats-Unis. "Drill baby drill, drill baby drill" crie la foule.
Sur les forages, voilà ce qu'elle dit: "oui ce n'est pas suffisant, comme si nous ne le savions pas. Mais c'est une première étape. Ce n'est pas une excuse pour ne rien faire.

21h35 -
Palin présente sa famille au grand complet. Vous connaissez déjà Bristol.  Elle la présente comme une famille "comme les autres" avec le petit dernier Trigg "qui a des besoin spéciaux" (il est né trisomique) et pour qui elle a "un amour spécial". Et elle jure d'être la championne pour changer Washington et rendre le pays plus accessible.
Elle poursuit sur le refrain "maman comme les autres", qui connaît les gens des petites villes, les travailleurs, les soldats qui ont tous comme valeurs sincérité, honnêté".
"Comme mon opposant semble avoir des doutes sur mon expérience, laissez moi vous expliquez ce que c'est d'être maire. C'est un peu comme community organizer (ce qu'Obama était) sauf... qu'on a de vraies réponsabilités". Vous comprenez pourquoi elle était surnommée Baracuda dans son équipe de basket.

21h30
- Sarah Palin arrive sur scène.Les républicains montrent qu'ils savent aussi faire des standing ovations qui durent 5 min. Et Sarah Palin dit qu'elle sera "honorée" d'accepter la nomination (qui doit arriver après son discours, weird !). Elle rappelle que "les sondeurs donnaient McCain fini pour la course". Mais lui préférait être "impopulaire et risquer de perdre une élection que de perdre la guerre". Elle n'a pas mis 3min à dire "qu'en tant que mère d'un fils qui va partir pour l'Irak, je veux John McCain comme commandeur en chef". Son neveu aussi et "toute la famille est fière d'eux".
For the record, on rappelera que le fils de Biden va aussi partir.


21h15 - Rudy veut parler "détails". McCain "baissera donc les impôts, fera la promotion du libre échange, renforcera le dollar et assurera l'indépendance énergétique des Etats-Unis". Et répondant à quelqu'un dans la salle, il reprend "drill baby drill" (forages offshore). Euh Rudy, des détails tu disais ?
Ah ca y est, on arrive au 9/11. Giuliani, comme Romney, attaque les démocrates "effrayés d'employer le terme terroriste islamiste".
Giuliani joue la carte "politique étrangère" pour montrer qu'Obama est un flip-floper. Mouais. Rudy raille le "soit disant manque d'expérience de Sarah Palin qui en a eu davantage que tout le ticket démocrate le 1er jour où elle devenue maire". Et il balance une petit pique sur la religion, "peut-être qu'en Alaska il se raccroche à la religion aussi" (allusion au bittergate d'Obama). Il conlut sur "John le Maverick et Sarah Palin la réformatrice qui vont secouer Washington".

21h - Voilà Rudy !! L'ancien maire de New York, dont Joe Biden aime à dire que ses phrases contiennent 3 mots: un sujet, un verbe et le 11 septembre. Il s'en prend aussi aux "médias de gauche et aux célébrités". Mais, explique Rudy, à la fin de la journée "c'est le peuple américain qui vote". Toute la foule scande "USA USA USA". Bon la suite c'est John ce héros. On vous l'a déjà servi hier soir ici
Rudy enlève les gants et s'attaque au "voting record" à  d'Obama à Chicago. "Plus de 131 fois, il n'a pas su décider s'il voulait voter pour ou contre. C'était trop dur. Alors il a voté présent. Présent? Sarah Palin et moi, on ne sait même pas que ca existe". C'est donc Rudy qui a le shotgun ce soir: "Obama n'a jamais rien dirigé,pas une mairie, un Etat, une entreprise, des militaires, rien, nada".
Pour Giuliani "ce n'est pas le moment pour une formation et c'est pour ca qu'il nous faut John McCain. Vos enfants seront en sécurité, notre pays sera en sécurité entre ses mains".

20h50 - Linda Lingle, la gouverneure d'Hawaï fait le plaidoyer de Sarah Palin. Obama et Biden? "Ils ont ZERO expérience de la prise de décision". Sarah Palin, en tant que maire et gouverneur sait gérer un budget.

20h40 - Mike Huckabee termine sur une longue anecdote, d'une maîtresse d'école ayant confisqué les bureaux à ses élèves "tant qu'ils n'auraient pas trouvé pourquoi ils les méritaient". La journée terminée, des militaires sont venus remettre en place les bureaux.  La morale de l'histoire, c'est que ces enfants "n'ont pas à mériter un bureau car ces soldats l'ont fait pour eux. Ces soldats achètent notre liberté avec leur courage. Et je suis prêt à tout faire pour que John McCain ait un bureau. L'oval de la Maison blanche serait pas mal...". Bon ca rendait mieux en anglais, mais Mick n'a pas son pareil pour raconter une histoire !

20h30 - Et Mike arrive ! Où est Chuck Norris!!? Sacré Mike commence par une blague: "Bon je vais pas vous mentir, j'aurais préféré parler jeudi pour l'acceptance speech, mais je suis quand même content de parler en faveur de mon 2e choix".Ca va, la salle applaudit. Mike remercie aussi "tous les médias qui sont en train de réussir à unifier tous les républicains". Sport, Huckabee félicite Obama pour "la page historique" qu'il a écrite.  Avant de se moquer de sa tournée européenne, "où il s'est fait acclamer par des centaines de milliers de personnes... qui ne paient pas leurs impôts ici".
Huckabee veut "en finir avec un cliché: que les démocrates sont tellement attentionnés pour la classe ouvrière tandis que les républicains naissent avec une cuillère en argent dans la bouche". Et il parle de son enfance, et de la raison pour laquelle il est devenu républicain: pour qu'il y ait "moins de gouvernement et que je m'aide moi-même"

20h - Romney pose son expérience «de 25 ans dans le secteur privé» pour avancer l’argument que «les libéraux n’ont aucune idée de ce qui fait que les jobs s’en vont ou se créent». Il poursuit: «La Chine agit comme une économie façon Adam Smith sous stéroïdes», et les solutions des libéraux, l’Europe les a essayé par le passé et ca a conduit à un chômage à deux chiffres».
Mitt parle aussi National security, se moquant des démocrates qui n'ont pas "employé une seule fois le mot islamisme radicale" pendant leur convention. On ne pourra pas accuser Mitt de ne pas être direct: il reprend l'expression de Reagan "d'empire du mal" et même de Bush ("axe du mal"), et lâche une brochette de noms incluant Ahmadinejad et Hugo Chavez. Et "il appartient aux Etats-Unis, la plus grande nation, c'est notre fardeau et notre fierté, de préserver la liberté dans la monde".

 

 
19h30 – Enfin ! Il a fallu attendre l’intervention de Meg Whitman, l’ancienne boss d’eBay pour entendre parler d’économie. Et Meg met les pieds dans le plat: «Ne nous voilons pas la face, notre économie est en difficulté et les familles souffrent». Elle se lance ensuite dans un long plaidoyer pour John McCain, qui «n’est pas déconnecté de la réalité». McCain «assurera l’indépendance énergétique des Etats-Unis avec les forages offshores et en construisant davantage de centrales nucléaires, ainsi qu’en investissant dans les énergies nouvelles». Elle termine en développant la théorie républicain sur «moins d’Etat, plus d’argent». 

 

19h00 – Des extraits du discours de Palin ont été communiqués. Elle va notamment s’attaquer à Obama en disant que «certains utilisent le changement pour promouvoir leur carrière, tandis que d’autres comme John McCain utilisent leur carrière pour promouvoir le changement». Ca fait un peu «c’est pas c’ui qui dit qui y est», non ?

Elle devrait aussi se présenter comme «une maman comme toutes les autres, qui conduit ses enfants au hockey» et qui ne se prépare pas aux responsabilités «pour faire plaisir au médias». Le Huffington Post publie une intéressante analyse sur la nouvelle stratégie de McCain qui consiste à blâmer les médias.

 

18h30 -  Dans les infos d’avant match, à retenir que John McCain, qui devait allez chez Larry King ce soir, a annulé. John n’est pas content de la manière dont l’un de ses porte-parole, Tucker Bounds, a été secoué en interview hier. La journaliste de CNN lui demandait «Tucker, donne moi juste une décision que Sarah Palin a prise sur les gardes nationaux d’Alaska la qualifiant pour le job, donne moi en juste une».


Philippe Berry, à Los Angeles
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