NBA - La vedette des New Jersey Nets était mardi de passage à Paris. L'occasion de discuter un peu basket...
Avec une rencontre de gala à l’horizon entre les New Jersey Nets et le Miami Heat, Vince Carter est passé à Paris, histoire de discuter un peu basket. Entretien.
Vince, content de venir à Paris pour disputer ce match contre le Miami Heat?
Oui, c’est une belle opportunité, d’autant que je n’étais jamais venu auparavant. J’en ai profité pour me balader un peu, et j’ai beaucoup apprécié. Nous avons vraiment de la chance de disputer ce match en octobre. Beaucoup de mes coéquipiers ont hâte de venir, car ce sera aussi l’occasion de découvrir la ville.
Ce match n’arrive pas un peu tôt pour vous?
Oui, mais nous avons aussi repris plus tôt, donc ce n’est pas très grave. Ce sera aussi l’occasion de travailler nos automatismes. Le plus important, ce ne sera pas la victoire ou la défaite, mais de commencer à jouer en équipe.
Il y a beaucoup de fans de NBA en France. Qu’avez-vous envie de leur dire?
Venez et «enjoy the show»! Cela va être un super match, avec de super joueurs, dans une super ambiance!
Vous importez la NBA en Europe, mais de plus en plus de joueurs quittent maintenant la NBA pour jouer en Europe. Vous comprenez pourquoi?
Je n’ai pas vraiment d’explications, mais je comprends que pour ces joueurs, c’est une belle opportunité. On leur propose beaucoup d’argent, c’est l’occasion de saisir leur chance, ce qu’ils n’ont pas pu faire en NBA. Il y en a un qui tente l’aventure, et d’un coup, ils sont dix à partir! Mais c’est sympa de voir ces gars qui n’ont pas peur du changement.
Et vous, cela vous tente?
Je verrais bien quand mon contrat se terminera, il ne faut jamais dire jamais.
Aux Jeux olympiques, les Etats-Unis ont tout de même prouvé qu’ils dominaient la planète basket…
Oui, j’ai vu la finale. Le fossé se comble avec les autres nations, mais j’ai vu que les gars avaient tout fait pour remporter l’or. Ils se sont arrachés pour jouer en équipe. Et quand vous voyez tous les noms qui composaient le groupe… Le retour d’un joueur comme Jason Kidd a fait beaucoup pour la cohésion de l’ensemble, et j’ai vraiment l’impression que chacun a essayé de donner son maximum pour l’équipe.
Vous avez été médaillé d’or en 2000. Vous voyez des similitudes avec l’équipe de 2008?
Ce n’était vraiment pas la même chose. Cette année, l’équipe essayait de rattraper l’échec de 2004. Nous, nous voulions simplement perpétuer l’héritage de la Dream Team, de l’équipe d’Atlanta…
En France, vous êtes justement connu pour un fameux dunk aux JO, où vous avez sauté au-dessus de la tête de Frédéric Weis. Comment avez-vous fait?
J’ai sauté! (rires) C’est ce genre de truc hallucinant que personne ne peux imaginer voir ou faire en match. Moi non plus, je ne pensais pas pouvoir le faire. Et c’est venu comme ça! Vous me dites que je suis connu en France pour ce geste, cela me fait plaisir.
L’équipe de France actuelle a beaucoup de joueurs en NBA maintenant…
Oui, et ils sont très bons. Ronny Turiaf, Boris Diaw, Tony Parker, bien sûr… Ils ont tous réussi à s’installer dans la ligue. Tony Parker est un athlète phénoménal. Il est devenu une superstar. Il a remporté trois championnats en sept ans. Comment rêver d’un meilleur palmarès? Ronny Turiaf est en train d’exploser. J’aime beaucoup son énergie, quand il casse une table sur le bord du terrain. Il faut parler aussi de Boris Diaw. Je me souviens de lui à Atlanta. Il ne jouait pas beaucoup, mais il a beaucoup étudié le jeu en NBA. Et regardez-le maintenant, sa confiance en lui et en son jeu. Il joue un rôle non négligeable dans le parcours des Phoenix Suns.
Comment expliquer alors que l’équipe de France ait des résultats aussi décevants?
Parce qu’une équipe, ce n’est pas simplement de grands noms, du talent. Regardez les Lakers quand ils avaient Kobe Bryant, Gary Payton, Karl Malone. Tout le monde s’attendait à les voir gagner. Sur le papier, ils avaient la meilleure équipe. Mais les matchs ne se jouent pas sur le papier.
Vous avez été blessé et opéré de la cheville. Comment vous sentez-vous maintenant?
La cheville va bien. Je me sens en super forme. J’ai vraiment hâte d’entamer la saison et que les Nets se qualifient pour les playoffs.
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