REVUE DE PRESSE - La mutation de Dominique Rossi donne lieu à un concert de réactions ironiques ce mercredi matin dans les quotidiens...
L’enquête se corse pour
France Soir, Pour Clavier, Sarkozy rejoue l’enquête corse dans
Libération,
Le mauvais film de «l’affaire Clavier» dans le
Parisien/Aujourd’hui en France. C’est un festival d’humour noir teinté de désenchantement qui emplit ce mercredi les pages de vos quotidiens, presque surpris d’une histoire aussi énorme. La condamnation de la mutation-sanction de Dominique Rossi est unanime.
Dans la presse quotidienne régionale, les éditorialistes critiquent violemment cette sanction. «On reste pantois, devant un tel enfantillage», s'étonne Michel Lépinay dans
Paris-Normandie. Qui «ressemble tout à fait à une lettre de cachet», note sévèrement Michel Noblecourt dans le
Midi Libre, et «tant pis si M. Rossi, nommé "premier flic" de Corse en 2005, pouvait se prévaloir d'un très bon bilan.»
«C'est ‘‘Touche pas à mon pote’’, mais revu et corrigé façon Neuilly-sur-Seine»
«Dans cette nouvelle version des «Visiteurs», le citoyen se retrouve comme propulsé dans une république bananière», commente Rémi Godeau dans
L'Est républicain. «C'est ‘‘Touche pas à mon pote’’, mais revu et corrigé façon Neuilly-sur-Seine, avec victime multimillionnaire et sauveur élyséen», tance Francis Brochet dans
Le Progrès.
Même son de cloche dans
La République du Centre sous la plume de Jacques Camus: «Etait-il bien nécessaire d'offrir ainsi la tête d'un serviteur exemplaire de la République aux nationalistes?» Hervé Chabaud, dans
L'Union, regrette ce dérapage : «D'un incident banal qui aurait dû le rester sans un coup de sang de l'Elysée, on fait de la politique spectacle.»
«La mutation du policier fait songer à la destitution de PPDA»
Enfin, Pierre Fréhel, dans
Le Républicain Lorrain, livre un parallèle qui laisse songeur: «Curieuse conception de la démocratie et de l'équilibre des pouvoirs. Quels que soient les faits qui lui sont reprochés, la mutation du policier fait songer à la destitution de PPDA, coupable d'avoir déplu au chef de l'Etat».
Un mauvais feuilleton à classer en rubrique people. Voilà, finalement, à quoi ressemble le plus cette brillante décision de Nicolas Sarkozy, selon une bonne partie de la presse.
M. Gr.