Le FC Nantes, « malade » selon les propres termes de son président Waldemar Kita, a trouvé son « médecin ». Reste à Elie Baup - qui s'est engagé hier pour deux ans à la tête des Canaris - à trouver le bon remède. L'ancien coach de Toulouse, de Bordeaux et de l'AS Saint-Etienne a été contacté pour la première fois dimanche, le lendemain de la déroute mancelle (1-4), par le directeur technique et entraîneur intérimaire Christian Larièpe. Tout s'est accéléré hier. Les deux parties se sont rencontrées le matin, ont déjeuné ensemble à midi et ont scellé leur accord en milieu d'après-midi, à Paris. « Il était en tête de liste, explique Pascal Praud, directeur général délégué. Il est le seul entraîneur qu'on a approché... » depuis le refus d'Alain Perrin la semaine dernière. Baup, 53 ans, devrait être accompagné (comme adjoint ?) de Jean-Charles Ménard, qui s'occupait de la vidéo à Toulouse.
Jusqu'à l'officialisation de l'information, beaucoup doutaient de l'arrivée de cet entraîneur, à forte personnalité et rétif à toute ingérence dans son domaine réservé, dans un club dirigé par un président omnipotent. A Toulouse, l'homme à la casquette s'était d'ailleurs brouillé en juin dernier avec le président Olivier Sadran à cause de ce problème de pouvoirs... Ils avaient fini par se séparer à l'amiable alors qu'il restait un an de contrat au coach. Hier soir, sur Europe 1, Pascal Praud a clarifié la situation. « Kita a dit à Baup : "Vous êtes le patron de l'équipe ! Je vous en laisse les clés !" »