Ils ne peuvent pas encadrer le statut de l'auto-entrepreneur. Le président de la chambre de métiers d'Alsace (CMA), Bernard Stalter, doit rapporter aujourd'hui les inquiétudes des professionnels au secrétaire d'Etat chargé du Commerce et de l'Artisanat, Hervé Novelli. Le statut de l'auto-entrepreneur, qui a vu le jour avec la loi de modernisation de l'économie, permet en effet de s'établir dans une profession artisanale sans avoir à en assumer certaines inconvénients.
Dans une motion qui doit être remise au secrétaire d'Etat, les professionnels considèrent notamment que le texte de loi entraîne « une distorsion de concurrence ». Les auto-entrepreneurs sont en effet dispensés « des taxes et redevances liées à l'affiliation à la chambre de métiers » dont doivent s'acquitter les artisans. Pour exercer, ils ne seront tenus qu'à « une simple déclaration de l'activité exercée au Centre de formalité des entreprises ». Ils ne bénéficieront donc pas de la sensibilisation « aux obligations et contraintes liées à l'exercice d'une activité indépendante » dispensée par la CMA.