Créteil-Lusitanos prend la Coupe à coeur

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Publié le 2 septembre 2008.

FOOTBALL - Le club de National accueilli Niort, mercredi, en Coupe de la Ligue...

Il n’y a pas que le PSG qui tient à sa Coupe de la Ligue. Au sud-est de Paris, loin de l’agitation du Camp des Loges, les joueurs de Créteil-Lusitanos préparent eux aussi leurs retrouvailles avec la Coupe. Mais s’ils veulent rejoindre son voisin en 16es de finale, ils doivent d’abord s’acquitter d’un premier tour préliminaire réservé aux cinq équipes professionnelles du National, mercredi soir, à domicile face à Niort.

Après une entame de championnat hésitante, les joueurs d’Olivier Frapolli préparent donc depuis quatre jours le premier rendez-vous capital de leur saison. «C’est évidemment un match important confie l’entraîneur cristolien. Financièrement, cette Coupe peut très vite nous rapporter beaucoup d’argent. Quand on est en National, on se fixe des objectifs à très court terme. Ce match face à Niort, on le prend comme une demi-finale avant une éventuelle finale mardi face à Brest, au prochain tour.

«L’occasion de se montrer»

Malgré l’enjeu de la rencontre, rien n’a vraiment changé du côté de l’USCL. Le stade Dominique Duvauchelle s’est juste paré de panneaux publicitaires et Richard Trivino, le gardien revenu aux affaires après un exil à Metz et à Boulogne, a changé ses ballons d’entraînement. Olivier Frapolli, lui, n’a pas bouleversé son discours pour ce match qui réveille le parfum de la fin de saison 2007, lorsque Créteil écumait encore les pelouses de Ligue 2. A chacun ses grands soirs.

«Très vite, en passant un ou deux tours, on peut être confronté à de gros morceaux, s’emballe Pierre Planus, le frère du défenseur bordelais, arrivé en début de saison du Paris FC. L’idée de pouvoir affronter des adversaires professionnels donne de l’enthousiasme au groupe. Et puis, à travers la Coupe, on a l’occasion de se montrer, et pourquoi pas de réaliser quelque chose de grand.»

Un objectif, la montée

Depuis quelques années, les Cristoliens sont habitués aux gros coups. Mais rarement sur le terrain... les signatures de Madar, Diomède ou Raducioiu, le départ mystérieux de l’entraîneur Jean-Michel Cavalli ou le passage express de Charles Biétry dans l’organigramme du club. Cette saison, l’actuel douzième de National entend bien jouer la carte de la stabilité, avec un effectif à peine renouvelé et la nomination d’un entraîneur présent depuis huit ans chez les «Béliers».
«On essaye de trouver un équilibre, reconnaît Frapolli. C’est la condition indispensable pour atteindre notre objectif qui est la montée. Pour notre deuxième saison à ce niveau, on n’a plus le choix. On doit retrouver la Ligue 2 pour ne pas perdre le statut professionnel.» Et accessoirement, rejouer un match de Coupe de la Ligue la saison prochaine.
Romain Scotto
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