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Pas de rencontre Moscovici-Aubry... pour le moment

Pierre Moscovici suivi de Gérard Collomb le 31 août 2008 à La Rochelle
Pierre Moscovici suivi de Gérard Collomb le 31 août 2008 à La Rochelle/Pierre Andrieu AFP

PARTI SOCIALISTE - Le député du Doubs veut «laisser retomber les émotions»... Il continue de s'expliquer avec son ami Cambadélis...

Après avoir été annoncée, la rencontre Moscovici-Aubry n'aura pas lieu, a précisé le député du Doubs. La raison?«Il faut analyser les choses, laisser retomber les émotions, réfléchir aux conséquences de ce qui s'est passé à La Rochelle». En outre, même si sa «détermination» à parler avec Martine Aubry «n'a pas changé», Pierre Moscovici veut «aboutir dans des conditions qui soient claires», qui à ses yeux ne sont pas réunies pour le moment. Notamment parce que «certains, à commencer hélas par Jean-Christophe [Cambadélis], ont passé la journée à faire exactement le contraire de ce qui avait été décidé unanimement la veille», regrette-t-il.

Une question d'ordre

Eternel point de désaccord, la place des partisans de Laurent Fabius. Contrairement à la maire de Lille, «Mosco» s'oppose à un accord incluant dès maintenant Laurent Fabius et ses amis dans une alliance pour le congrès.
«La Rochelle m'a donné l'impression que c'était une proposition alternative qui était mise en avant». Laquelle? Une motion commune Aubry-Moscovici-Fabius incluant aussi le cas échéant les «grands élus» Gérard Collomb, et Jean-Noël Guérini, a-t-il dit. Alors que lui veut faire l'inverse.

En fait, c'est une question d'ordre: qui fait-on entrer en premier? Quel couleur donne-t-on au rassemblement? Quelle candidature porte-t-on au poste de premier secrétaire? «Le débat porte sur le « tous ensemble » de Martine et le : « les uns, puis les autres» de Pierre», résume Jean-Christophe Cambadélis dans une lettre adressée aux membres de son courant. Missive à laquelle Pierre Moscovici vient lui aussi de répondre, pour défendre sa démarche.

«Marche personnelle de Moscovici»


Question candidature, les fabiusiens ont déjà choisi leur camp. Pour Claude Bartolone, Moscovici «donne trop l'impression d'être sur une marche personnelle, un coup, il va voir Delanoë, un coup, il va voir Ségolène Royal, un coup, il va voir Guerini». En revanche, Martine Aubry, symbole de «symbole de la gauche qui a réussi au niveau local», recueille leurs faveurs. Mais Bartolone montre un léger désaccord avec les exigences de Moscovici, Camabdélis et Montebourg, qui souhaitent que le premier secrétaire ne soit pas un candidat potentiel à l'Elysée. S'il concède que Martine Aubry «n'est pas considérée comme présidentiable», il note cependant qu'«elle n'est pas interdite dans ce genre de fonctions».

Emile Josselin
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