EXCLUSIF - Cédric Klapisch, rédacteur en chef d'un jour à 20 Minutes...
Bloc-notes à la main, appareil photo dans la poche, Cédric Klapisch a pris son rôle de reporter très à cœur hier. Dès 9 h 30 et sa participation à la réunion quotidienne des journalistes du service Paris, le ton est donné: «J’aimerais que l’on élargisse le sujet sur la grève des restaurateurs scolaires et que l’on explique d’où vient la nourriture servie aux enfants», demande le réalisateur à la journaliste chargée du sujet. Bien noté.
Sur le terrain
Quelques minutes plus tard, il endosse le costume de chef de service et «vend» les sujets à la conférence de rédaction. Sur «son» sujet, il explique ne pas avoir d’«idée préconçue sur ce qu’[il] vient chercher. Pour l’angle, je verrai sur le terrain.» Feu vert! À 11 h, il enfourche son scooter, direction une école primaire de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine). Il enchaîne les questions sur l’état d’esprit de la rentrée, la mixité sociale et les programmes, dans une ambiance bon enfant. Dans les couloirs, la directrice l’interroge sur l’époque où il était élève. «J’ai un super souvenir de ma maîtresse de CP, Mme Ploki. J’étais dans une école de garçons, dans le 5e. L’école est devenue mixte l’année où je l’ai quittée.»
Face à face
Le temps d’une part de pizza partagée avec ces enseignants, et le réalisateur roule vers le 11e, où cinq profs d’un collège classé ZEP l’attendent. Vers 16 h, retour à la rédaction où, actualité oblige, le ministre de l’Education, Xavier Darcos, est justement présent pour un chat sur le site 20minutes.fr. «Y a-t-il un bilan de la carte scolaire?», lui demande d’entrée, très pro, le réalisateur.
Un élève studieux
Après trois heures de rédaction, il rend son article. «Cette journée correspond à ma curiosité de réalisateur. J’ai été étonné du contraste entre la dureté du métier d’enseignant et l’enthousiasme qu’ils ont.» Et côté journalisme, il se dit «étonné du pouvoir de la hiérarchisation qui est faite des sujets. On choisit ce qui doit intéresser les gens, c’est un vrai métier.»
Magali Gruet