Ce matin, ils seront quatre à descendre du train à Matabiau. Dont un directeur de théâtre et un énarque. De ce qu'ils verront, entendront et feront de midi à minuit dépendra le sort de la candidature de Toulouse au titre de Capitale européenne de la culture 2013. La visite des quatre membres du jury est entourée d'un halo de mystère pour éviter tout « espionnage » des villes rivales. Tout juste sait-on que leur périple les mènera dans 25 lieux - dont la prison Saint-Michel - et qu'ils rencontreront quarante acteurs culturels, économiques ou universitaires. Mieux qu'un tapis rouge, leur fil conducteur sera un téléphone connecté au portail culturel de géolocalisation « My Toulouse 2013 », lancé hier soir. La journée sera aussi jalonnée de moments festifs. A 15 h 30, derrière le Capitole, les Plasticiens volants donneront le coup d'envoi de Festa europa, un nouveau festival dédié à tous les arts de la rue. Dans la même veine, les spécialistes assisteront ce soir à l'inauguration des nouveaux bâtiments de l'Usine*, à Tournefeuille, site lui aussi consacré aux arts émergents. Il se dit dans le « milieu » que l'impression de la visite compte pour moitié dans la décision finale...