PRISON - Le détenu auteur des faits a été maîtrisé...
Retenu en otage plus de dix heures. A 22 heures, lundi soir,
un psychologue pris en otage par un détenu de la prison de Fleury-Mérogis (Essonne) a été libéré pendant que le condamné était maîtrisé. Une équipe d’une vingtaine de personnes du GIGN était sur place avec une cellule de négociation comprenant un psychologue ainsi que les forces d'intervention.
Dans un premier temps, la gendarmerie a déclaré que l'homme avait «été grièvement blessé avec un pronostic vital menacé», mais la ministre de la Justice Rachida Dati, prenant la parole un peu plus tard, a précisé que la vie de l'individu n'était pas menacée. Une seule balle de «neutralisation» aurait été tirée dans son bras, selon une source proche de l'administration.
En fin de soirée, le ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a salué dans un communiqué transmis à l'AFP «le travail remarquable du GIGN».
Profil psychologique «dur»
Les faist avaient débuté en fin de matinée vers 11h30. Le détenu, purgeant une peine de 15 ans de réclusion pour viol avec arme, était venu en consultation en salle de soins d'où il a fait sortir le psychologue, un homme d'une cinquantaine d'années, pour ensuite le retenir en otage. D'après le procureur de la République d'Evry, Jean-François Pascal, le mutin, au «profil psychologique dur» était en possession d'une arme tranchante avec un manche de fabrication artisanale, «une sorte de poinçon» selon le syndicat FO-Pénitentiaire.
Il exprimerait «des revendications assez confuses», selon le procureur, demandany dans un premier temps de changer d'établissement puis une voiture, selon Marcel Duredon, autre syndicaliste FO.
Le fait qu'il soit au milieu de la coursive rendait difficile une éventuelle intervention, a relevé René Sanchez, secrétaire général adjoint de ce syndicat, tandis qu'un autre syndicaliste FO, Marcel Duredon, s'étonnait de la présence d'une arme, l'homme ayant «été palpé deux fois» avant de voir le psychologue.
Le détenu tient son otage devant lui, le menaçant au niveau de la gorge avec son arme, a affirmé Marcel Duredon, précisant qu'un téléphone mural permettait la communication avec les négociateurs du GIGN.
E. D. avec agence