PARTI SOCIALISTE - Après trois jours, est-on plus avancé?...
A la sortie de l'université d'été du PS à La Rochelle, où en est-on du côté des dirigeants socialistes?
Ségolène Royal, un silence calculé. L'ancienne candidate à la présidentielle s'est contentée du strict minimum, limitant sa présence au
discours de bienvenue, vendredi, avant de s'envoler ce week-end pour un meeting de la gauche italienne. Dans un discours marqué à gauche, elle a dénoncé "le capitalisme qui arrache et détruit notre avenir", demandant au PS une "lucidité radicale". Ses partisans ont suivi la consigne, et se sont très peu exprimés dans les médias. L'objectif? Soigner l'image auprès des militants: "On est les seuls à ne pas être dans les combinaisons contre-nature. On veut un congrès de la clarification, pas des petits arrangements entre ennemis",
expliquait David Assouline, un de ses partisans.
Bertrand Delanoë et François Hollande, une alliance en gestation. Les deux hommes sont près à travailler ensemble, comme
l'affirmait un des proches du premier secrétaire du PS. Reste à savoir si cela suscitera une dynamique de nature à rassembler au delà, par exemple Ségolène Royal.
Pierre Moscovici et les élus locaux. Le député du Doubs a annoncé hier la fusion de son texte avec celui de Gérard Collomb, Manuel Valls et Jean-Noël Guérini. L'accord politique porte sur trois points: "une ligne réformiste, le refus de la présidentialisation, et la tenue de primaires". Et la candidature de Pierre Moscovici au poste de premier secrétaire. Ils ont émis le souhait de travailler avec Martine Aubry, mais l'ont mise en garde contre la tentation " de considérer Laurent Fabius comme l'incarnation de la rénovation".
Martine Aubry et Jean-Christophe Cambadélis et Laurent Fabius. Ils ont affiché leur volonté de se rapprocher ce week-end, avec ce déjeuner symbolique de samedi, et dans la foulée, Laurent Fabius a annoncé son soutien à Martine Aubry pour prendre la tête du parti. Cambadélis, signataire du même texte que Pierre Moscovici, oeuvre à un rapprochement avec les fabiusiens, qui constitue la principale point de désaccord entre les deux hommes.
Benoît Hamon et la gauche du PS. Si Benoît Hamon se dit près à travailler avec Martine Aubry et Laurent Fabius à certaines conditions, il affirme toutefois une forte réticence à signer le même texte que Gérarrd Collomb et Jean-Noël Guérini: "c'est l'hypothèse la plus improbable de ce congrès".